Beni : des conseils pratiques prodigués aux cultivateurs  pour éviter la maladie d’Ebola

Beni, 19 mai 2026 (ACP).- Des conseils pratiques pour éviter la maladie d’Ebola, ont été prodigués mardi, à Beni, une ville du Nord-Kivu, dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), par le président des cultivateurs de cacao et café, a constaté l’ACP.

«Le cultivateur est plus exposé en même temps le plus épargné contre la maladie à virus Ebola (MVE). S’il va dans son champs toute la journée avec sa famille, il ne sera pas en contact avec d’ autres personnes car, son travail c’est de cultiver la terre. Vous devez donc faire un effort de vous protéger en ne touchant pas les animaux morts, ne pas se saluer par la main, se laver régulièrement les mains. Si vous vous sentez malade, n’hésitez pas de contacter rapidement la structure sanitaire la plus proche de chez vous  pour des soins, ne vous laisser pas tuer par négligence», a déclaré Kasereka Kamangura, président des agriculteurs de cacao et café.

Il a rappelé que la zone de Beni a perdu plusieurs personnes à travers la 15 ème épidémie de 2017-2019, suite à la négligence et à l’intoxication.

Plusieurs points d’entrée et de sortie de la ville de Beni dont Eringeti, Mangina, Nobili, Kasindi et même Mukulia sont en alerte maximale pour contrôler les mouvements de tous les passagers qui traversent ces points.

Cette épidémie d’Ebola Bundibugyo déclarée le 15 mai par le ministre congolais de la Santé est la dix-septième enregistrée. Ebola  a débuté en septembre 1976 dans le village de Yambuku (Bumba) dans l’ancienne province de l’Equateur.

Un bilan de 318 cas et 280 décès avait été enregistré.  L’épidémie d’ « Ebola Zaïre » de 2018-2020 à Mangina, Beni et Butembo avait fait pour sa part  2.200 morts dans la  même région.

Actuellement, il s’agit d’une variante génétiquement distincte des précédentes épidémies Bundibugyo de 2007 et 2012, issue directement d’un réservoir animal, selon le directeur de l’INRB Jean-Jacques Muyembe. L’épidémiologiste insiste sur le rôle central de l’engagement communautaire, «déjà démontré lors des réponses récentes» pour lutter contre Ebola. Le renforcement des agents de santé communautaires est présenté comme un levier essentiel pour améliorer la détection précoce, la surveillance, la communication des risques.

Des mesures sont recommandées par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour éviter la transmission du virus entre les personnes : lavage régulier des mains avec de l’eau et du savon ; utilisation d’une solution hydroalcoolique lorsqu’il n’y a pas d’eau disponible.

Il faudra également éviter le contact avec les liquides biologiques,  ne pas toucher le sang, la salive, la sueur, les vomissements, l’urine ou d’autres liquides corporels d’une personne malade ou décédée et isoler des personnes malades.

Les personnes présentant des symptômes doivent être rapidement isolées et prises en charge dans un centre de santé. Quant aux agents de santé et des proches des malades  il leur est demandé le port d’équipements de protection,  des gants, masques, lunettes et vêtements de protection.

Les agents de santé et les proches aidants doivent éviter les contacts avec les corps des personnes décédées. Les funérailles doivent être organisées par des équipes spécialisées.

La maladie d’Ebola a été découverte pour la première fois en RDC en 1976 par le médecin congolais Jean-Jacques Muyembe. ACP/KK

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