Uvira, 02 août 2023 (ACP).- Le peuple Congolais est appelé à bâtir une société des valeurs, a fait savoir le maire adjoint de la ville d’Uvira, au cours d’une soirée de réflexion dénommée « Un Congo lumière » organisée, mardi à Uvira au Sud-Kivu en République démocratique du Congo.
« Notre combat ne fait que relayer celui de nos prédécesseurs. Nous sommes des citoyens debout à l’appel de nos héros nationaux et nos pères de l’indépendance qui nous ont demandé d’être debout, unis par le sort, dans l’effort pour bâtir un pays plus beau qu’avant dans la paix. Nous sommes à la recherche des Congolais qui sont jaloux du Congo afin de changer ce qui ne marche pas dans leur pays », a fait savoir le maire adjoint de la ville d’Uvira.
« Nous sommes nés dans cette société, nous vivons dans cette même société mais nous avons pris la conscience de comprendre que la société dans laquelle nous vivons ne nous mérite pas. 63 ans après l’indépendance c’est anormal que la population vive sans l’électricité, dans la pénurie d’eau, dans le manque des soins. Nous vivons une situation de bricolage et le malheur en est que nous nous sommes déjà habitués. Entant que congolais, propriétaire du Congo, nous commençons déjà à nous interpeller afin de savoir si cette situation durera jusqu’à quand », a-t-il poursuivi.
Il a ensuite indiqué que sa motivation à pouvoir inviter les journalistes, les représentants de la société civile et quelques membres de la communauté c’est pour réfléchir sur la question de savoir à qui appartient la responsabilité de stopper l’hémorragie de la RDC.
« Nous devons commencer par réparer l’homme congolais afin de le rendre citoyen, responsable de sa société. Ensuite il peut maintenant commencer à poser des actes petit à petit. Nous devons voir comment éduquer ce citoyen qui est déjà plongé dans ce qui n’est plus normal pour qu’il comprenne que c’est lui qui est responsable de la transformation de la société de demain », a ajouté M. Kapenda Kik’y.
Et de conclure : « tout congolais a besoin du changement mais le malheur est qu’il croit que le changement viendra de l’autre et non de lui ». ACP/KKP

