Bunia, 24 janvier 2026 (ACP).- Des habitants du quartier Yambi, commune de Mbunya à Bunia, chef-lieu de l’Ituri (nord-est de la République émocratique du Congo), ont dénoncé samedi des odeurs nauséabondes persistantes qu’ils attribuent à un dépôt de conservation de poissons chinchards communément appelés Thomson, a appris samedi l’ACP d’un vox pop.
« Il est presque impossible de vivre normalement ici. L’odeur est présente matin, midi et soir. Le responsable du dépôt reconnaît lui-même qu’il ne dispose ni d’électricité ni de groupe électrogène pour conserver les poissons », a témoigné un habitant du quartier.
D’après d’autres habitants de la même avenue, la situation dure depuis près de cinq semaines, précisant que ces nuisances ne proviennent ni de la morgue ni d’un établissement hospitalier voisin, contrairement à certaines rumeurs, mais bien d’un espace clôturé servant à la conservation des poissons, situé non loin d’un garage et d’ateliers artisanaux.Un artisan fabricant de chaises et de monoblocs affirme que cette situation affecte sérieusement ses activités.
« Avec cette odeur, il devient difficile de travailler, de manger ou même de rester longtemps sur place. L’odeur se propage sur près de 35 mètres, jusqu’aux abords de l’hôtel CM. Cela met clairement notre santé en danger », déplore-t-il.
Le même constat est partagé par d’autres habitants vivant à proximité du centre hospitalier de Nyakunde.
« Nous avons vécu pendant des années près de la morgue sans ressentir ce genre d’odeur. Ce problème est apparu depuis l’installation de ce dépôt de poissons. L’odeur de pourriture est insoutenable », confie un résident.
Face à cette situation préoccupante, les habitants appellent à l’intervention urgente des autorités locales afin que le responsable du dépôt soit interpellé et qu’une solution durable soit trouvée pour protéger la santé publique et le cadre de vie.
Contactées à ce sujet, des sources proches du bureau du quartier Yambi indiquent qu’un suivi est en cours. Elles rassurent que le dossier est pris en charge et invitent les riverains à se présenter au bureau du quartier pour un traitement collectif et structuré de la plainte. ACP/UKB

