Douze priorités pour accompagner la matérialisation de six engagements de Félix Tshisekedi (Germain Kambinga)

Kinshasa, 21 mars 2024 (ACP).- L’acteur politique congolais, Germain Kambinga, dans son nouveau livre intitulé « Pour un Congo retrouvé, continuons le changement… », a noté 12 priorités à la mise en œuvre des six engagements du Président de la République, à travers des propositions méthodologiques et des actions spécifiques, a constaté jeudi l’ACP.

« Ces travaux prioritaires sont issus des six engagements électoraux du Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, afin de répondre au plébiscite de cinq ans qu’il a obtenu du peuple congolais le 20 décembre 2023 », a souligné le centriste Kambinga.

Au chapitre 10, de cet ouvrage consacré aux perspectives et propositions, tel Hercule confronté à ses 12 travaux dans la mythologie grecque, Kambinga priorise premièrement les six piliers d’investissements massifs à travers les ressources budgétaires, soit 1 milliard par pilier chaque année durant cinq ans, à la sécurité, l’éducation et formation, la santé, l’énergie, les infrastructures, le logement, le transport, l’agriculture.

Selon lui, la méthode appliquée pour la mise en œuvre de la gratuité de l’enseignement peut être répliquée dans ces différents secteurs afin d’impulser une vraie dynamique de développement en cinq ans.

Il se dit convaincu que l’évolution significative du budget national le permettra, pour autant que la rationalisation des dépenses publiques se fasse comme un impératif de gouvernance porteuse de résultats socioéconomiques tangibles.

Il préconise ici le gel des dépenses liées au train de vie de l’État  pour permettre d’augmenter le niveau de l’investissement public rendu possible par les performances budgétaires de deux dernières années.

En second lieu, l’écrivain prône la création d’un Fonds National de développement par la fusion des comptes spéciaux de l’État.

« Les comptes spéciaux sont pour l’essentiel alimentés par les ressources issues de la parafiscalité et se regroupent dans certains établissements publics comme le FPI, le FONER, le FOMIN, etc. Toutes ces structures mobilisent à ce jour près d’un milliard de dollars par an », a-t-il expliqué. Et de renchérir : « les fusionner permettrait à la RDC, en application des méthodes modernes de management financier, plus précisément de l’économie financière, d’avoir accès à des possibilités de financement extérieur importants hors budget. De plus, cette structure pourrait à travers la création d’un actif financier d’une maturité de 10 à 20 ans, lever des fonds pour accompagner les efforts de la RDC dans la réalisation de ses objectifs de développement ».

A l’en croire, avec une telle structure, la RDC pourrait, sans remettre en jeu ses accords avec le FMI, avoir accès à des ressources bilatérales, multilatérales et aux différents marchés financiers pour près de 10 milliards à des taux raisonnables compte tenu de sa notation actuelle par les agences internationales de notation.

Kambinga recommande troisièmement à l’Etat congolais de signer un partenariat militaire offensif avec une nation non concurrente géopolitiquement avec la RDC et qui serait disposée par son expertise à accompagner militairement le pays pour éradiquer les groupes armés, avec en tête le M23, et sécuriser les frontières nationales  contre toute menace extérieure éventuelle.

Créer deux grandes agences liées à la Présidence, l’une chargée des ressources humaines et l’autre de la prospective et des études de faisabilité, telle est la quatrième proposition du promoteur de ce livre de 140 pages. « Cela permettra d’inaugurer une vraie révolution de la Compétence », a-t-il indiqué.

D’après lui, ces agences sont essentielles dans la mesure où la première permettra à la RDC de résoudre un problème important qui est celui des ressources humaines à même d’accompagner efficacement son processus de développement. Et la seconde agence, a-t-il déclaré, devra faciliter les investissements étrangers directs et raccourcir les délais de mise en œuvre ainsi que le coût des projets. « Une des contraintes majeures à la mise en œuvre des projets divers en RDC est l’absence d’études de faisabilité. Faisons-en une activité permanente de valorisation de nos potentiels économiques », a-t-il recommandé.

En cinquième lieu, l’auteur propose aux autorités de développer une politique innovante et finalisée pour une captation optimale des revenus liés à la richesse environnementale et à l’immensité des ressources minières et minérales congolaises.

Lancer « la révolution travail » en décrétant, par un système de rotation des agents et cadres des structures publiques, une permanence du travail dans les structures de l’État. Avec cette sixième priorité, l’ancien ministre de l’Industrie fait savoir que la RDC sera dans cette optique au travail 24h/24 dans toutes les structures étatiques, ainsi cinq ans de mandat seront équivalents à 10 ans de travail, tout en systématisant les contrats de performances.

Il préconise septièmement, le lancement du développement d’un marché financier en RDC, à l’image du Botswana, de l’Afrique du Sud et de nombreux autres pays en développement comme la RDC.

« Cela a comme avantage, en plus de la diversification financière, d’augmenter sensiblement la qualité de l’information économique et financière sur la RDC avec comme corollaire l’augmentation des instruments financiers et des capacités d’endettement public et privé », s’est-il justifié.

Révision de la Constitution et référendum, sont, pour lui, les axes prioritaires de changement que le peuple attend du Président de la République Félix Tshisekedi. Il rappelle dans cette huitième priorité que l’actuelle Constitution était farouchement combattue par certains qui aujourd’hui voudraient s’en faire les défenseurs acharnés. Le passage à la quatrième république et le changement constitutionnel subséquent sont un impératif qui nécessite absolument une volonté politique, a-t-il souligné.

La création d’une banque de l’habitat, d’une banque de développement et d’investissement, d’une banque postale et d’une compagnie de téléphonie mobile publique, composent sa neuvième priorité.

Dans un autre registre, d’après lui, il va de soi que le Chef de l’Etat priorise le chantier de la diversification économique pour le développement volontariste des PME congolaises dans tous les secteurs pour lesquels la RDC, par ses besoins de consommation et sa culture, a de réels avantages comparatifs, c’est la dixième priorité.

Lancer un plan massif d’engagement pour la jeunesse. Encadrement, formation et entrepreneuriat. L’objectif principal doit être d’offrir à chaque jeune Congolais endéans dix ans au minimum un métier et ou une formation qualifiante (onzième priorité).

Et enfin, Kambinga sollicite du Président de la République l’assainissement et la promotion de  l’espace journalistique, comme fondement d’une société démocratique dans laquelle l’accès à l’information vraie est un droit.

Pour conclure l’auteur tient à ce que « Les 12 travaux de Fatshi » soient une contribution politique et citoyenne aux efforts de rassemblement auxquels les Congolais sont obligés de souscrire durant ce mandat présidentiel en cours. ACP/ Célestin Lutete

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