Aru, 23 juillet 2026 (ACP).- Un appui logistique a été sollicité jeudi auprès des autorités compétentes par le médecin directeur de l’hôpital général de référence de Adja pour appuyer la riposte dans la zone de santé du même nom, territoire d’Aru, dans la province de l’Ituri, nord-est de la République démocratique du Congo.
«C’est depuis le 18 juillet 2026 que la zone de santé avait enregistré 13 cas confirmés, dont trois décès. Face à cette situation, notre hôpital souffre de manque d’un véhicule pour évacuer rapidement les malades, il y a insuffisance des moyens déployés pour contenir la propagation de l’épidémie. Nous sollicitons votre intervention afin de maintenir l’alerte maximale auprès de notre hiérarchie et de nous permettre de briser la chaîne de transmission, car la vie de toute la population d’Aru en dépend », a déclaré Ernest Lunghuli.
« Sur le terrain, le constat est amer. Aucune équipe de riposte n’a été dépêchée à Adja. Nous dépendons de l’ambulance de l’hôpital général d’Aru, qui n’est pas disponible en permanence. Plus grave encore, les cas contacts et les cas suspects sont laissés à eux-mêmes, alors qu’ils représentent un risque réel dans la chaîne de transmission« , a-t-il ajouté.
Le Dr. Lunghuli a estimé que le renforcement des équipes de surveillance, de prise en charge et du suivi des cas contacts est indispensable pour limiter la propagation de la maladie.
Il a également signifié que sa zone de santé reste l’épicentre de cette épidémie en territoire d’Aru du fait que le total de cas contacts et de décès ne fait que s’accroître rapidement, malgré le renforcement de la sensibilisation par les différentes zones de santé et des leaders communautaires. ACP/J-C E

