Kisangani, 25 octobre 2026 (ACP).- Deux infirmiers de l’aire de santé de Kenge à Bafwasende, province de la Tshopo dans le Nord-Est de la République démocratique du Congo ont été violemment agressés dimanche au quartier Ligili par une foule en colère les accusant à tort de propager le virus Ebola, provoquant la mort de l’un d’eux, a appris l’ACP de la Société civile pour la paix au Congo.
« Les victimes ont été prises à partie par des habitants qui les accusaient, sans le moindre fondement, d’avoir contaminé une rivière avec une substance propice à la propagation de la maladie », a fait savoir Célestin Aloza, membre de la Société civile pour la paix au Congo.
Face à ce drame, la Société civile exige l’ouverture immédiate d’une enquête afin d’identifier et de traduire en justice les auteurs de ces violences.
« Nous exigeons des enquêtes et l’arrestation des auteurs de ce meurtre et de ces blessures », a déclaré Célestin Aloza, soulignant que la peur, les rumeurs et la désinformation ne sauraient justifier de tels actes.
Ces événements font naître de vives inquiétudes quant à la sécurité du personnel soignant et des équipes engagées dans la riposte. De pareilles attaques avaient déjà été signalées à Bafwasende lors des premières semaines de l’épidémie dans la province de la Tshopo.
Sur le plan épidémiologique, le territoire de Bafwasende compte à ce jour 19 cas confirmés de maladie à virus Ebola, dont neuf décès. Cinq patients ont été déclarés guéris, deux restent hospitalisés et trois autres ont quitté le Centre de traitement d’Ebola (CTE) de Bafwasende sans avoir achevé leur protocole de soins, selon le bilan officiel.
L’ouverture d’une enquête devra permettre de faire toute la lumière sur ces violences, alors que la lutte contre la désinformation reste un défi majeur pour enrayer la propagation du virus dans la région. ACP/KIS/O./AB

