Beni, 9 octobre 2026 (ACP).-Des troubles observés dans des cimetières à Beni au Nord-Kivu, dans l’Est de la République démocratique du Congo(RDC), lors des enterrements ne viennent pas des membres des familles victimes touchées par Ebola, a indiqué, vendredi, le président du pilier de surveillance à la riposte, lors d’une activité de sensibilisation.
« Je vous informe que ceux qui créent des troubles dans des cimetières lors des enterrements ne sont pas des membres des familles touchés par Ebola, ce sont plutôt des bandits résistants, parfois non connus même des proches du défunt, car avant de fermer le cercueil le service de la morgue fait assister un ou deux membres de famille à la préparation du corps et à la mise en cercueil de la dépouille. Malheureusement, nous assistons aux désordres orchestrés par des jeunes drogués et qui ne s’associent même pas à la douleur familiale », a laissé entendre Mr Damien Kambale.
Le président du pilier de surveillance de la riposte contre Ebola en zone de santé de Beni a, à cette occasion, invité la population à une prise de conscience collective face à la gravité de cette épidémie.
Des troubles orchestrés par des brigands dans le cimetière de Paida ont coûté la vie à une jeune fille nouvellement mariée, causant également deux blessés après un jet de projectiles entre ces jeunes et la police, cette altercation s’étant soldée par des tirs à balles réelles.
Des campagnes de sensibilisations lancées par le pilier de surveillance s’accentuent pour mobiliser toutes les couches à s’approprier la surveillance à base communautaire qui oblige à chaque citoyen d’intervenir dans son rayons d’action.
ACP/C/kms

