Isiro, 1 octobre 2026 (ACP).- Le suivi des malades dans les Centres de traitement Ebola (CTE) des zones de santé de Wamba, Bomangbetu et Isiro, au Haut-Uélé, dans le Nord-Est de la République démocratique du Congo, a été programmé jeudi dans le plan de travail du pilier de la prise en charge psychosociale, au cours d’une réunion de coordination de la riposte contre cette épidémie.
« Nous assurons le suivi des malades, des accompagnants, mais aussi du personnel soignant ou encore du personnel de première ligne (PPL). Avec l’épidémie, il y a toujours une forte pression de travail ; nous devons donc échanger avec eux sur la gestion du stress (…) pour que les équipes demeurent efficaces sur le terrain », a déclaré André Lubango, membre de l’équipe de la riposte et point focal des activités communautaires à la Division provinciale de la santé (DPS).
« Nous organisons également des visites de réconfort dans les familles des victimes d’Ebola. Parfois, nous accompagnons les équipes de la Prévention et contrôle des infections (PCI) ainsi que celles des Enterrements dignes et sécurisés (EDS). À ce moment-là, les familles ne peuvent pas s’approcher de la dépouille mortelle. Pourtant, en tant qu’Africains, certains rites autour des morts permettent de soulager la douleur. Par exemple, si quelqu’un a des moyens, il peut construire un caveau, acheter un cercueil (…) mais pendant l’épidémie, ce n’est pas possible. Il nous faut donc effectuer des descentes pour apaiser ces tensions », a-t-il ajouté.
Il a précisé que l’épidémie était bien réelle et a appelé la communauté au respect strict des mesures barrières.
« Nous appelons tout le monde à respecter les mesures barrières, à éviter de s’embrasser et de se saluer (par les mains). Si chacun respecte cela, nous allons limiter les dégâts. Nous ne devons pas prêter l’oreille aux rumeurs qui circulent sur les réseaux sociaux, prétendant par exemple qu’on aurait versé des produits dans les toilettes pour contaminer les gens (…) C’est du mensonge. Le développement de cette maladie est lié au contact avec les cas contacts », a fait savoir ce membre de l’équipe de la riposte.
Il convient de noter que ce pilier de la prise en charge psychosociale travaille en étroite collaboration avec les autres commissions de l’équipe de riposte contre la maladie à virus Ebola.ACP/AiM/Ba

