Ebola à Kisangani : digitalisation des prestataires de santé pour sécuriser leurs rémunérations électroniques

Kisangani, 17 août 2026 (ACP).- L’Agence nationale d’ingénierie clinique et du numérique de la santé (ANICNS) a intensifié l’enrôlement biométrique des prestataires de santé engagés dans la riposte contre Ebola à Kisangani dans la Tshopo, nord-Est de la République démocratique du Congo, en vue de sécuriser leur rémunération par voie électronique, a indiqué lundi à l’ACP le chargé des opérations de cette agence gouvernementale.

« Le ministre national de la Santé a instruit l’ANICNS de digitaliser tous les prestataires de santé qui travaillent dans le cadre de la riposte contre Ebola, afin qu’ils soient désormais rémunérés par voie électronique. Cela permettra d’éviter principalement les cas de fraude et les revendications liées aux paiements », a déclaré M. Jean-Luc Kadima.

« Cette opération vise à sécuriser la rémunération des prestataires de santé. Nous sommes donc sur le terrain pour identifier et enrôler biométriquement les agents, puis leur remettre une carte à double fonctionnalité, servant à la fois de carte de santé et de carte de rémunération dans le contexte d’Ebola », a-t-il précisé.

Selon lui, l’opération, menée en collaboration avec la Division provinciale de la santé (DPS) et la coordination de la riposte, a déjà permis d’établir une liste d’environ 700 prestataires de santé dans la Tshopo. L’enrôlement se poursuit au fur et à mesure de l’identification des agents effectivement engagés sur le terrain.

L’ANICNS, a-t-il expliqué, a commencé son déploiement à Bunia, dans la province de l’Ituri, où une équipe permanente poursuit l’enrôlement des prestataires dans les différentes zones concernées, avant d’étendre les opérations dans la province de la Tshopo et de se déployer jusqu’à Isiro, dans le Haut-Uele.

M. Kadima a, par ailleurs, rassuré les prestataires de santé que leur rémunération constitue un droit et non une faveur, appelant ceux qui sont engagés dans la riposte à se faire identifier et enrôler afin de garantir que les paiements soient exclusivement destinés aux personnes actives sur le terrain.

« Il n’y a pas de raison de s’inquiéter pour la rémunération », a-t-il dit, soulignant que l’identification biométrique vise notamment à éliminer les paiements fictifs.

Le 9 août dernier, le personnel de première ligne engagé dans la riposte au Centre de traitement Ebola (CTE) de l’Hôpital du Cinquantenaire avait adressé un mémorandum aux autorités locales, dénonçant notamment le manque de rémunération.

Dans les zones concernées par la riposte, notamment la Tshopo, ces opérations d’identification et de digitalisation sont ainsi conduites en appui à la gestion des professionnels des soins et à la sécurisation de leurs avoirs. ACP/KIS

Fil d'actualités

Sur le même sujet