Ebola dans la Tshopo : les partenaires appelés à soutenir le gouvernement provincial

Kisangani, 28 juillet 2026 (ACP).- Les partenaires techniques et financiers ont été appelés mardi, à soutenir les efforts du gouvernement provincial de la Tshopo, dans le Nord-Est de la République démocratique du Congo(RDC), dans la lutte Ebola par le ministre provincial de la Santé, cours d’une réunion du comité provincial de riposte.

« Nous venons d’enregistrer le décès d’une personne contaminée par le virus Ebola, en provenance de Nia-Nia en Ituri, dans la nuit de lundi à mardi. La famille a insisté pour récupérer le corps, jusqu’à prendre la décision de forcer la porte de la morgue de l’hôpital général de référence Makiso-Kisangani, où ils ont manipulé la dépouille avant d’organiser un enterrement hors normes (…) nous en sommes au deuxième mois depuis que des cas d’Ebola sont importés de Nia-Nia, sans enregistrer de cas autochtone. D’où l’urgence du renforcement des capacités des acteurs locaux, notamment des services spécialisés de l’État », a déclaré le Dr Simon Bokongo, ministre provincial de la Santé de la Tshopo.

Selon lui, si l’épidémie s’installe dans la province à l’instar de l’Ituri, c’est tout l’ouest de la République qui sera menacé.

Par ailleurs, le ministre provincial de la Santé a expliqué que la province de la Tshopo a besoin, à ce stade, d’un plan de contingence axé sur la Route nationale numéro 4 (RN4).
Pour cela, en plus de l’intensification de la sensibilisation de la population en vue d’obtenir un changement de comportement, le Dr Simon Bokongo a préconisé la mise à niveau de tous les services spécialisés de l’État, surtout ceux positionnés aux points d’entrée de la province, pour éviter l’importation continue de malades en provenance de l’Ituri.

En rapport avec l’incident lié au décès de la personne au centre de santé Madula, au PK23 sur la RN4, le Dr Franck Mebwa Mohala, chargé des opérations de l’équipe de riposte contre Ebola, a fait savoir qu’il y a neuf (9) contacts à haut risque autour de ce cas.
« Il y a 9 contacts à haut risque par rapport à ce cas, y compris l’infirmier titulaire du centre de santé Madula, qui n’avait pas pris toutes les précautions au moment de l’arrivée du patient avant sa mort. On compte aussi un agent de la DPS au PK23. En vue de leur assurer les soins conventionnels mis en place depuis un certain temps, nous voulons obtenir l’autorisation du ministre provincial pour que nous puissions isoler tous ces contacts à haut risque », a dit le chargé des opérations de l’équipe de riposte.

Notons que le décès de ce cas importé de la localité de Nia-Nia vient alerter davantage sur le danger qui guette la ville de Kisangani. De ce fait, le ministre provincial de la Santé a instruit tous les acteurs de se mettre au travail et d’activer tous les piliers de la riposte, vue l’urgence, pour contenir l’épidémie dans la Tshopo.

ACP/KIS/B/

Fil d'actualités

Sur le même sujet