Bunia, 1er août 2026 (ACP).- Les points de contrôle sanitaire déployés dans le cadre de la riposte contre Ebola en Ituri, dans le Nord-Est de la République démocratique du Congo(RDC), ont permis d’identifier 264 cas suspects en déplacement et de les transférer vers les structures de prise en charge, a indiqué samedi le coordonnateur provincial du Programme national d’hygiène aux frontières (PNHF), lors d’une conférence.
« Ces points de contrôle ont permis d’identifier 264 cas suspects qui voyageaient dans la région et de les transférer vers les services de prise en charge appropriés », a déclaré le Dr Théophile Ponde, coordonnateur provincial du PNHF/Ituri et chef du pilier « Points d’entrée et points de contrôle ».
Il a souligné que le traitement des alertes par son service a également permis de découvrir des corps sans vie transportés sur différents moyens de locomotion, notamment des motos, afin que les procédures sanitaires prévues soient appliquées.
« Le travail réalisé aux points de contrôle ne consiste pas seulement à prendre la température ou à faire laver les mains. Il comprend également la vérification de plusieurs aspects liés à la santé publique », a-t-il fait savoir.
Le Dr Ponde a relevé que « les points de contrôle implantés à des endroits stratégiques, devraient fonctionner de jour comme de nuit. Toutefois, les contraintes sécuritaires empêchent les équipes de rester opérationnelles en permanence sur certains sites ».
Il a rassuré que certains postes stratégiques, notamment celui de Muzibala situé à une dizaine de kilomètres de Bunia, assurent une permanence nocturne grâce aux infrastructures disponibles, ajoutant que le ministère de la Santé a réalisé une cartographie permettant aux agents du PNHF d’assurer une surveillance continue.
Cette organisation, a-t-il expliqué, permet à certains points de contrôle de fonctionner 24 heures sur 24 grâce à un système de rotation des équipes .
ACP/M C/ N M

