Bunia, 1er septembre 2026 (ACP).- Les tradipraticiens ont été appelés mardi à mettre leur forte proximité avec les communautés au service de la riposte contre la maladie à virus Ebola en province de l’Ituri dans le Nord-est de la République démocratique du Congo par l’incident manager face à la méfiance des populations .
« Au moins 80 % des communautés, fréquentent des tradipraticiens. Là, nous réalisons que vous êtes les acteurs clés par rapport à la prise en charge. Notre objectif est de faire des tradipraticiens des partenaires actifs dans la détection précoce, l’orientation des cas suspects et la sensibilisation communautaire, afin de contribuer à réduire les décès et à interrompre les chaînes de transmission de la maladie.», a déclaré le Dr Luigino Minikulu, Incident Manager adjoint de la riposte pour l’OMS.
Pour lui, cette réalité confère aux tradipraticiens une responsabilité importante dans l’identification précoce des cas suspects, l’orientation rapide des malades vers les structures appropriées et la sensibilisation des communautés sur les mesures de prévention et de contrôle de l’infection.
«Votre rôle et votre place dans l’accès aux soins des populations ne peuvent pas être sous-estimés. Ce n’est pas trop tard. Nous pensons que nous pouvons réfléchir ensemble sur la manière dont vous pouvez contribuer à couper la chaîne de transmission », a-t-il indiqué.
L’Incident Manager adjoint de la riposte pour l’OMS a, par ailleurs, relevé que la médecine traditionnelle occupe une place importante dans le parcours de soins des populations africaines, particulièrement en République démocratique du Congo et en Ituri.
Les tradipraticiens bénéficient d’une forte légitimité locale et peuvent servir de relais communautaires, Ils expliquent l’existence réelle du virus à des populations sceptiques qui associent souvent la maladie à des causes mystiques ou à un empoisonnement. ACP/DT

