Ebola en RDC: 6.686 cas confirmés en quatre mois (Coordonnateur du COUSP)

Kinshasa, 11 septembre 2026 (ACP).- 6.686 cas de la maladie à virus Ebola ont été confirmés et enregistrés depuis le début de l’épidémie jusqu’à 9 septembre avec une létalité estimée à 48%, a annoncé,  jeudi, le coordonnateur du Centre des opérations d’urgence de santé publique (Cousp), lors d’une conférence de presse organisée à Kinshasa, en République démocratique du Congo(RDC).

«Cette riposte, débutée le 15 mai 2026, entame pratiquement son quatrième mois. Selon le SitRep publié le 9 septembre 2026, elle compte à ce jour 6.686 cas confirmés avec une létalité estimée à 48% », a déclaré le professeur  Christian Ngandu.

« Actuellement plus de 900 malades actifs poursuivent leur prise en charge. Celle-ci a beaucoup évolué grâce à l’introduction d’un traitement à base d’anticorps monoclonaux et d’antiviraux, administré aux malades qui en bénéficient. Il s’agit d’une avancée majeure enregistrée au cours de cette épidémie », a-t-il dit.

Il a fait savoir que sur le plan de la surveillance, le taux de suivi des contacts est d’environ 85% selon les dernières données. Si ce taux reste en deçà de l’objectif recommandé de 95%, il constitue néanmoins un progrès significatif dans un contexte marqué par l’insécurité. Les équipes continuent de travailler pour l’améliorer afin que tous les nouveaux cas découlent des cas primaires déjà identifiés

En ce qui concerne l’extension géographique, l’épidémie qui avait débuté avec trois zones de santé lors de la déclaration touche désormais 61 zones de santé réparties dans six provinces.

« Cette hausse s’explique par le renforcement de la surveillance dès les premières 24 à 48 heures, avec le déploiement rapide des équipes d’intervention rapide du Centre des opérations d’urgence de santé publique (Cousp), avec l’appui des autres directions et des partenaires techniques et financiers. D’autres alertes remontées dans d’autres provinces sont encore en cours d’investigation et d’analyse par la coordination », a poursuivi le professeur  Ngandu

« La nécessité d’impliquer davantage les acteurs locaux dans la surveillance et la réponse à l’épidémie s’impose. La riposte ne doit pas se limiter aux structures sanitaires. Le nouveau dispositif prévoit de renforcer les interventions jusqu’au niveau des aires de santé et des villages avec l’implication des chefs de villages, des notables, des agents de santé communautaire et des relais communautaires », a-t-il conclu.

ACP/ D. L/G. M

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