Isiro, 7 septembre 2026 (ACP).- La multiplication des équipes de décontamination dans des structures sanitaires publiques et privées pour couper la chaîne de propagation d’Ebola, à Isiro, province du Haut-Uélé dans le Nord-Est de la République démocratique du Congo(RDC), a été abordée lundi par le médecin directeur du Bureau diocésain des oeuvres médicales à la Caritas (BDOM).
» Il y a une équipe de décontamination de la riposte, qui est très solicitée, mais nous avons formé aussi une équipe de décontamination sur place à l’hôpital, à la clinique de l’Est, pour essayer de centraliser les choses, parce qu’ au niveau de la riposte, l’équipe est extrêmement sollicitée, et à tout moment. La zone est vaste, c’est comme ça que nous avons nos collaborateurs qui ont été également formés et on essaye de décontaminer le circuit par lequel, les malades sont passés pour protéger tout le monde », a déclaré Dr Junior Leta.
Selon le président de la Croix-Rouge du Haut-Uélé, une équipe a été formée pour décontaminer les bâtiments publics.
» Nous avons estimé qu’en formant nos équipes, nous pouvons à notre tour, renforcer les capacités des responsables d’établissements d’enseignement, églises (…) leur transmettre les méthodes de prévention, la désinfection des salles de classe, parce qu’il ne faut pas seulement l’enregistrement d’un cas suspect, c’est aussi une manière de prévenir, l’épidémie est encore là » , a dit Coco Abome.
» Nous travaillons toujours en collaboration avec le service du programme de l’hygiène aux frontières, c’est ainsi que même dans des zones de santé touchées par Ebola, nous devons avoir des équipes de désinfection », a-t-il ajouté.
Cette même méthode de prise en charge locale dans des structures sanitaires pour la désinfection, système de triage, et suivi de contact est également signalée à la clinique universitaire de l’Uélé.
ACP/ A/L/B

