Bunia, 8 juin 2026 (ACP).- « Tous les corps doivent être enterrés conformément aux mesures d’enterrement digne et sécurisé », a indiqué lundi le coordonnateur du centre des opérations d’urgence de santé publique (COUSP), afin d’empêcher la propagation de la maladie d’Ebola dans la province de l’Ituri, dans le Nord- Est de la République démocratique du Congo (RDC).
« Nous devons accepter nos équipes de riposte parce que ce sont elles qui nous aident à empêcher la propagation de la maladie à travers les rites funéraires organisés dans nos communautés. Tous les corps doivent être enterrés conformément aux mesures d’enterrement digne et sécurisé », a déclaré Christian Ngandu, coordonnateur du COUSP. Il a averti que certaines pratiques courantes lors des funérailles, notamment le contact direct avec les dépouilles ou leur transport non sécurisé, augmentent considérablement les risques de transmission du virus Ebola au sein des communautés. « La population de l’Ituri doit accroître sa confiance envers le système de santé. Chaque décès enregistré dans la communauté doit être signalé aux structures sanitaires afin que les équipes spécialisées interviennent rapidement et dans le respect des normes de prévention », a-t-il ajouté. M. Ngandu a relevé que le respect des mesures sanitaires lors des funérailles constitue l’un des moyens les plus efficaces pour interrompre la chaîne de transmission du virus Ebola, particulièrement dans les zones touchées par l’épidémie. Il a soutenu que les enterrements non sécurisés figurent parmi les principaux facteurs favorisant la propagation du virus Ebola, d’où l’importance du signalement rapide des décès et du respect strict des mesures de prévention recommandées par les services de santé. ACP/D T

