El Niño : un scientifique appelle à prévenir les inondations dès septembre en RDC

Kinshasa, 22 juillet 2026 (ACP).- La République démocratique du Congo(RDC) est appelée à anticiper un épisode d’El Niño, phénomène climatique provoqué par le réchauffement anormal des eaux de surface de l’océan Pacifique, pourrait entraîner des pluies intenses dès septembre prochain, notamment à Kinshasa, a déclaré mercredi à l’ACP un ingénieur géo spatial.

« La RDC doit se préparer à subir l’impact d’un phénomène El Niño d’une intensité exceptionnelle à partir de septembre prochain, avec des répercussions prévues jusqu’en juin 2027 », a prévenu Jean-Robert Bwangoy.

D’après lui, ce dérèglement climatique est susceptible de modifier profondément les régimes pluviométriques. 

Il risque ainsi d’exposer plusieurs provinces du pays à des pluies diluviennes, impactant lourdement les populations et les infrastructures.

Face à cette menace, l’expert recommande une série d’actions immédiates afin de limiter les pertes humaines et matérielles. 

Il invite notamment les habitants des zones riveraines à redoubler de vigilance et préconise des évacuations préventives dès les premiers épisodes de pluies torrentielles.

 « Les riverains habitant le long des cours d’eau doivent faire preuve d’une vigilance accrue. Des évacuations préventives sont nécessaires dès l’apparition de pluies nocturnes torrentielles afin d’éviter des pertes en vies humaines », a-t-il insisté.

À plus long terme, le professeur Bwangoy estime que le dégagement définitif des berges constitue une solution durable pour réduire l’exposition des populations aux crues récurrentes.

Le géo spatialiste appelle également les autorités à accélérer le curage des principales rivières traversant Kinshasa. 

Il a cité notamment les rivières Makelele, Gombe, Kalamu, Nsaba, Matete, Ndjili et Nswenge, dont l’entretien est jugé essentiel pour améliorer l’écoulement des eaux.

Il recommande par ailleurs d’intensifier les travaux de stabilisation des têtes d’érosion sur les collines sablonneuses de la capitale, particulièrement vulnérables aux fortes précipitations. 

Selon lui, tout retard dans ces chantiers pourrait réactiver les ravins et aggraver les dégâts lors du retour des pluies abondantes.

« La situation exige une coordination urgente des services de la protection civile et des travaux publics afin d’atténuer l’impact humain et matériel de cette vague climatique à venir », a-t-il souligné.

El Niño est un phénomène climatique naturel caractérisé par un réchauffement anormal des eaux de surface de l’océan Pacifique équatorial. Ce déséquilibre influence la circulation atmosphérique mondiale et provoque, selon les régions, des sécheresses, des pluies extrêmes ou des inondations. ACP/

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