Équateur : 10ème réunion du comité de pilotage d’un programme de réduction des émissions

Mbandaka, 12 septembre 2026 (ACP).- La 10ᵉ réunion du comité de pilotage du Programme intégré de réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts de l’Équateur (PIREDD/Équateur), s’est ouverte vendredi à Mbandaka, province de l’Equateur, dans le nord-ouest de la République démocratique du Congo, a appris l’ACP, samedi, de source associative.

« C’est un réel plaisir pour moi de prendre la parole au nom du représentant de la FAO en République démocratique du Congo, à l’occasion de cette 10ᵉ session du comité de pilotage du Programme intégré de réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts de l’Équateur (PIREDD/Équateur). Depuis son lancement en 2019, le PIREDD/Équateur contribue à la mise en œuvre de la stratégie nationale REDD+, à travers des investissements visant à concilier la préservation des ressources forestières, le développement local et l’amélioration durable des moyens d’existence des communautés. À travers ses différentes composantes, à savoir l’aménagement du territoire, la gouvernance, l’agriculture, la foresterie, l’énergie et la démographie, le programme intervient sur des enjeux essentiels pour le développement durable de la province de l’Équateur », a déclaré M. Judicaël Azehoun Pazou, émissaire du représentant de la FAO en RDC.

Il a ajouté : « Cette 10ᵉ session du comité de pilotage intervient à un moment particulièrement important pour le programme. Elle nous offre, en effet, l’occasion d’examiner le plan de redressement et le rapport semestriel d’activités, mais également d’identifier les difficultés rencontrées et les mesures nécessaires pour améliorer la performance du programme PIREDD/Équateur ».

Il a, en outre, indiqué : « Nous examinerons le niveau d’exécution technique et financière du programme, les réalisations au titre du premier financement de la phase additionnelle, ainsi que les priorités pour la période à venir. Je voudrais, à cette occasion, encourager chacun de nous à privilégier un dialogue ouvert, constructif et orienté vers les solutions. Nous devons apprécier les résultats obtenus, analyser les écarts observés par rapport aux objectifs fixés et identifier les mesures les plus appropriées pour accélérer la mise en œuvre du programme».

M. Judicaël Azehoun  a salué les efforts consentis par l’ensemble des acteurs impliqués dans la mise en œuvre du PIREDD/Équateur, à savoir les institutions étatiques, la FAO, le WWF, les autres partenaires de mise en œuvre, les structures locales et les communautés.

« Au nom du représentant de la FAO, je réaffirme l’engagement de notre institution à poursuivre son accompagnement au gouvernement de la RDC et à l’ensemble des partenaires dans la mise en œuvre du PIREDD/Équateur. Je forme le vœu que les décisions que nous prendrons au cours de cette session contribueront à consolider les acquis, à corriger les insuffisances et à accélérer les actions prioritaires au bénéfice des communautés de la province de l’Équateur et de la préservation de ses ressources forestières», a-t-il conclu.

L’Équateur considéré comme une véritable capitale écologique 

Le gouverneur de la province de l’Équateur, Bobo Boloko Bolumbu, qui a lancé cette 10ᵉ session ordinaire du comité de pilotage du PIREDD/Équateur, a indiqué que « si la RDC est aujourd’hui considérée comme un pays solution face aux problèmes climatiques mondiaux, permettez-moi d’affirmer, avec fierté, que la province de l’Équateur constitue véritablement la capitale écologique, au regard de l’immensité de ses forêts, de la richesse de ses écosystèmes et du rôle déterminant qu’elle joue dans la régulation du climat à l’échelle planétaire ».

Il a également remercié le gouvernement de la RDC, à travers le secrétariat exécutif du FONAREDD, et plus particulièrement l’Initiative pour les forêts d’Afrique centrale (CAFI), ainsi que les ambassades du Royaume de Suède et de Norvège en RDC, pour leur engagement significatif en matière de financement en faveur du projet PIREDD dans la province de l’Équateur.

Il a ensuite salué l’accompagnement technique de la FAO et du WWF, qui contribuent à la mise en œuvre des activités visant à préserver les écosystèmes forestiers du bassin du Congo, tout en améliorant les conditions socioéconomiques des communautés vivant dans ces zones forestières.

Il a, en outre, plaidé auprès des partenaires techniques et financiers pour la poursuite de l’implantation du projet PIREDD, afin que ses interventions puissent couvrir une plus grande partie de la province de l’Équateur : « Notre province compte sept territoires, 21 secteurs, ainsi que la ville de Mbandaka, composée de deux communes et de 20 quartiers, dont plusieurs sont urbano-ruraux. L’extension du projet permettrait ainsi de toucher davantage de communautés et de renforcer les acquis déjà enregistrés ».

À la fin de la cérémonie, une visite des stands a été organisée. Plusieurs produits issus dudit projet y ont été exposés, notamment le cacao, le café, les noix de palme, les chikwangues améliorées, ainsi que d’autres produits. Des témoignages de certaines communautés bénéficiaires ont également été recueillis. Ces dernières ont expliqué que le projet leur avait permis de renforcer leur autonomie et d’améliorer leurs conditions de vie.

Le PIREDD/Équateur est un programme qui s’inscrit dans le cadre de la stratégie nationale REDD+ de la République démocratique du Congo. Lancé en 2019, il vise à lutter contre la déforestation et la dégradation des forêts, tout en favorisant le développement local et l’amélioration durable des moyens d’existence des communautés. ACP/Nk/Bo

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