Mbandaka, 23 avril 2026 (ACP).- La médecine naturelle a été recommandée pour une prise en charge efficace des maladies chroniques par un médecin spécialiste en mission à Mbandaka, chef-lieu de la province de l’Équateur, dans le nord-ouest de la République démocratique du Congo, a appris l’ACP lors d’un entretien.
« La maladie chronique est une affection de longue durée qui évolue lentement. Elle peut persister pendant trois mois ou toute la vie. Parmi les exemples courants figurent le diabète, l’hypertension artérielle, les cancers, l’insuffisance rénale, les affections de la prostate, l’asthme, le VIH/sida, les maladies cardiovasculaires et l’arthrose. Nous recommandons également le recours aux traitements naturels dans le cadre d’une prise en charge efficace », a déclaré le Dr Erick Masasu, médecin spécialiste en médecine naturelle à la Clinique universitaire de Kinshasa.
« Ces maladies progressent lentement, avec parfois des phases de rémission et des poussées. Elles peuvent généralement être stabilisées ou contrôlées par la médecine moderne. Celle-ci est efficace pour la prise en charge des symptômes et des complications aiguës. Les produits pharmaceutiques prescrits aux personnes atteintes de maladies chroniques servent principalement à contrôler la maladie, à prévenir les complications et à soulager les douleurs, sans toujours permettre une guérison définitive », a-t-il ajouté.
Le Dr Erick Masasu a souligné que la médecine naturelle permet la prévention, favorise le bien-être et contribue à améliorer la prise en charge. « La combinaison de la médecine moderne et de la médecine naturelle s’avère nécessaire pour une prise en charge optimale. Orienter un malade vers des soins adaptés est un acte de professionnalisme », a-t-il indiqué.
Par ailleurs, le médecin a lancé un appel au personnel soignant de la province de l’Équateur afin qu’il se forme à la pharmacologie naturelle pour une prise en charge efficace des maladies chroniques.
Il convient de noter que, selon Organisation mondiale de la Santé, les maladies chroniques sont responsables de 74 % des décès dans le monde et constituent la première cause de mortalité.
ACP/C.L.

