Kinshasa, 14 octobre 2025 (ACP).- Les spéculations sur le taux de change et les prix des biens et services sur les marchés de Bukavu, chef-lieu du Sud-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo, ont perturbé de nombreux ménages qui ne savent pas s’approvisionner en première nécessité, selon une ménagère contactée mardi par l’ACP.
«Nous avons actuellement du mal à nous approvisionner en biens et produits de première nécessité à cause des spéculations sur les prix et le taux de change qui varient d’un cambiste à un autre, d’une boutique, d’un magasin à un autre…», a dit Aimérance Batumike, ménagère et mère de 4 enfants.
«Ce matin, le dollar s’échange à 2.200 FC; hier c’était à 2.300 FC; avant hier à 2.400 voire 25.000 FC (…) Au moment où les biens et produits de première nécessité ont gardé leurs prix initiaux fixés en dollars au taux qui varie entre 2.600 FC , 2.800 FC et 3.000 FC, ce qui constitue pour nous un déséquilibre total mettant ainsi le panier de la ménagère en danger», a-t-elle expliquée.
«Dans les écoles, les percepteurs ne reçoivent plus le dollar. Ils préfèrent les francs congolais à 3.000 FC le dollar, le prix du billet d’un bateau pour Goma payé aussi au taux de 3.000 FC le dollar. Un vrai paradoxe tout de même car la monnaie locale devient rare, le dollar domine et chacun en profite», a fait savoir un acteur de la société civile sous couvert d’anonymat.
«Bien que le prix du carburant reste à 3.400 FC le litre, nous conducteurs déplorons que le taux de change se négocie à 2.400 FC voire 2.500 FC dans certains station-service avec risque de perte avec les francs congolais au taux qui diminue du jour au lendemain», a indiqué Innocent Chomungabo, porte-parole d’une association des transporteurs à Bukavu.
ACP/ODM

