Équateur : les membres des plateformes multisectorielles renforcés en capacités à la sensibilisation communautaire

Mbandaka, 5 août 2026 (ACP).- Les membres des plateformes multisectorielles de la province de l’Équateur  dans le nord‑ouest de la République démocratique du Congo ont bénéficié d’un renforcement de capacités à la sensibilisation communautaire et en cartographie participative lors d’un atelier organisé à Mbandaka, a appris l’ACP mercredi des organisateurs.

« Nous sommes à Mbandaka dans le cadre de la mise en œuvre d’un projet financé par la coopération allemande, que nous mettons en œuvre avec l’appui de la FAO et du WWF dans la province de l’Équateur. Ce projet est axé sur la gestion durable des tourbières de la cuvette centrale, c’estàdire des tourbières partagées entre la République démocratique du Congo et la République du Congo. Dans le cadre de sa mise en œuvre, nous devons atteindre un résultat : la création dun environnement favorable. Pour y parvenir, nous avons mis en place, au niveau provincial et territorial, des plateformes multisectorielles regroupant un ensemble de parties prenantes : autorités administratives, société civile, autorités coutumières et religieuses, et secteur privé. Cette plateforme a été créée pour échanger autour d’une thématique centrale : comment gérer durablement les tourbières », a déclaré Mme Nsom Zamo Annie‑Claude, du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) à Kinshasa.

Elle a ajouté que « l’avantage de ces plateformes est qu’elles sont connectées à des instances nationales, ce qui implique que la prise de décision et l’élaboration des politiques partent désormais de la base, conformément aux encouragements du gouvernement congolais. Les idées issues de la base sont remontées au niveau national, ce qui permet de développer des politiques participatives où chacun se reconnaît et où les intérêts de tous sont pris en compte ».

Elle a par ailleurs adressé un message de remerciement aux participants : « Nous avons des participants de Makanza, de Bomongo, de Bikoro, de Lukolela  et Dieu seul sait combien il est difficile de voyager depuis Lukolela, Bomongo ou Makanza jusqu’à Mbandaka. Merci à eux de s’être déplacés : cela montre l’intérêt qu’ils portent à la thématique et leur volonté de contribuer à la gestion durable des tourbières. Ensemble, nous allons préparer un environnement favorable pour cette gestion ».

Il sied de noter que cet atelier de trois jours a été lancé par le ministre provincial de l’Environnement, du Développement durable et de la Nouvelle économie du climat, Alain Imana, en présence du coordonnateur provincial de l’Environnement/Équateur, M. Patrice Mola, et de M. Jean‑Jacques Boole, de l’Unité de Gestion des Tourbières (UGT) au ministère de l’Environnement, du Développement durable et de la Nouvelle économie du climat (MEDD‑NEC). ACP/

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