Mbandaka, 11 juillet 2025 (ACP).- La loi relative à la prévention et à la répression de la traite des personnes a été vulgarisée lors d’un atelier organisé du 09 au 11 juillet à Mbandaka, à l’Équateur, province de l’ouest de la République démocratique du Congo, a appris l’ACP des organisateurs.
«Renforcer la lutte contre la traite des personnes ainsi que les violences faites aux femmes et aux filles ; améliorer les connaissances et les capacités des acteurs de première ligne sur les problématiques liées à la traite des personnes et aux violences sexuelles basées sur le genre; outiller ces acteurs avec les moyens juridiques nécessaires pour lutter contre ces fléaux ; vulgariser la loi qui criminalise la traite des personnes, ainsi que celle portant répression et prise en charge juridique, tels sont les objectifs poursuivis par cette activité», a déclaré Patrick Bosenge, l’un des facilitateurs.
Pour le deuxième facilitateur, Me Benjamin Matondo, a indiqué que «la traite des personnes alimente les réseaux mafieux et la criminalité organisée, constituant une importante source de revenus pour leurs auteurs, qui s’adonnent ensuite au blanchiment d’argent. De plus, afin de lutter plus efficacement contre toutes les formes de violences faites aux femmes et aux filles, notamment en milieu domestique, professionnel ou éducatif, le Président de la République a signé deux ordonnances-Loi n°23/023 du 11 septembre 2023 modifiant et complétant le décret du 30 janvier 1940 portant Code pénal congolais dotant ainsi la République démocratique du Congo d’un instrument juridique incriminant les violences de genre dont les femmes et filles ont longtemps été victimes en toute impunité».
De son côté, la ministre provinciale en charge du genre, famille et enfant, Mélanie Elambo, a exprimé le souhait de voir ce type d’initiatives se multiplier dans la ville de Mbandaka. Elle a rappelé que les violences sexuelles et autres formes de violences basées sur le genre constituent des formes de traite des personnes, dont la grande majorité des victimes sont des femmes et des filles.
Elle a ajouté que pour coordonner efficacement la lutte contre cette forme d’esclavage moderne, un plan stratégique quinquennal a été mis en place, incluant des mécanismes de référencement des victimes ainsi qu’une cartographie des prestataires de services de prise en charge.
Malgré tous ces efforts consentis, a-t-elle poursuivi, l’État congolais constate que de nombreuses personnes, en particulier les femmes continuent d’être victimes de diverses formes de traite ainsi que de violences sexuelles basées sur le genre, souvent en raison d’une méconnaissance généralisée.
Cette activité de trois jours a réuni 120 acteurs de première ligne et a bénéficié du soutien financier destiné à la lutte contre le crime organisé, par le biais de la coordination chargée de la jeunesse, de la lutte contre les violences faites aux femmes et contre la traite des personnes. ACP/ODM

