Lubumbashi, 31 janvier 2026 (ACP).- Le maintien et le rétablissement de l’ordre public, la protection rapprochée des élus provinciaux et la sécurisation du siège de l’assemblée provinciale du Haut-Katanga, au sud-est de la République démocratique du Congo, a été au centre d’une séance de formation des policiers affectés dans cette institution parlementaire, a constaté samedi l’ACP.
« Nous sommes vraiment attentionnés à cet atelier de formation et attendons beaucoup pour une bonne sécurisation de notre site. Déjà, vous vous sacrifiez car il arrive des fois que vous passiez nuit parce qu’il y a de grandes manifestations », a déclaré la vice-présidente de l’assemblée provinciale du Haut-Katanga, Liliane Komba Maka, qui a présidé cette séance.
Elle a remercié l’école de criminologie pour avoir parlé de la sécurité et ce qui touche à la bonne marche de l’assemblée provinciale, car la découverte et la recherche sont vraiment indispensables.
Cette matinée organisée par l’assemblée provinciale en collaboration avec l’école de criminologie, avait pour objectif de renforcer les capacités des policiers ainsi que des agents du service de protocole pour leur permettre d’exercer leur mission avec efficacité et efficience auprès de l’assemblée provinciale, aussi bien en temps de paix qu’en temps de crise.
La vice-présidente de l’organe délibérant, qui était assistée de ses collègues rapporteur, David Kitondo Mumba et questeur, Ahmed Mukuna Shaumba, a remercié l’école de criminologie pour avoir parlé de la sécurité et ce qui touche à la bonne marche du travail car la découverte et la recherche sont vraiment indispensables.
« Parmi les retombées ou les résultats attendus, il y a sans doute la prestation sécuritaire efficace des agents de la PNC et des membres du protocole du siège de l’assemblée provinciale du Haut-Katanga », a dit le prof Kantenga Mwamba de l’école de criminologie, dans son mot de bienvenue.
Il a remercié le bureau de l’assemblée provinciale, plus précisément la vice-présidente, pour l’initiative qu’elle a prise d’organiser ce module.
« J’espère qu’il y’aura d’autres ateliers ou séminaires qui pourront réunir les membres du bureau, les experts de l’école de criminologie, les députés provinciaux et d’autres experts pour des analyses approfondies sur des thématiques relatives à la criminalité urbaine; la réaction à cette criminalité; l’environnement; la question de la pollution minière et d’autres; la protection des enfants; la criminalité économique; la gouvernance du secteur minier », a-t-il poursuivi.
Nécessité de sécuriser le siège de l’assemblée provinciale
Le prof Ildephonse Tshinyama Kadima, a martelé sur l’importance de sécuriser le siège de l’assemblée provinciale, qui est un lieu exposé aux tensions et pressions, exigeant une forte maîtrise.
Il a éveillé la conscience des participants sur le comportement à adopter car les menaces ne proviennent pas seulement de l’extérieur mais de l’intérieur aussi d’où le besoin de recourir au contrôle et au filtrage des visiteurs et aussi de mettre en place des dispositifs adéquats pour assurer la sécurité non seulement des députés mais aussi des agents.
De son côté, le commissaire supérieur principal de la police et docteur en criminologie, le colonel Philippe Lunswa, a mis l’accent sur la notion de renseignements pour identifier ce qui peut arriver et prendre des précautions quant à ce, car «une police sans renseignements est aveugle », a-t-il souligné. ACP/UKB

