‎ Haut-Uélé : la problématique foncière évoquée à l’ouverture d’un atelier de sensibilisation à Isiro

Isiro, 27 avril 2026 (ACP).- Le gouverneur de la province du Haut- Uélé  (Nord-est de la République démocratique du Congo), a évoqué l’urgence de trouver des solutions à la problématique foncière, lors du lancement lundi à Isiro, de l’atelier de sensibilisation sur l’appropriation de la nouvelle loi foncière, dite « loi N’Sele ».

« Je salue la participation massive des parties prenantes et je rappelle l’urgence de trouver des solutions durables à la problématique foncière et immobilière afin d’améliorer les conditions de vie de la population et de maintenir la paix sociale dans la province », a déclaré  Jean Bakomito, gouverneur de la province du Haut- Uélé.

Le chef de l’exécutif provincial a rendu un hommage au Président Félix-Antoine Tshisekedi pour avoir initié, avec son gouvernement, la réforme foncière. Une réforme défendue avec énergie pour relever les défis qui entravent les entités décentralisées, la question de la terre étant source de nombreux conflits intercommunautaires. Cette réforme a abouti à la promulgation de la loi « N’Sele ». 

 « L’accès à la propriété privée constitue une marque de dignité et la preuve d’une vie réussie. Cet enjeu nous oblige à gérer ce domaine avec beaucoup de diligence, dans le respect strict des règles de droit et des principes établis par nos lois, règlements et circulaires. Tout autre comportement porte un coup dur au contrat social. L’histoire nous rappelle qu’un bon nombre de guerres qui ont déchiré l’humanité résultent de litiges fonciers », a relevé le gouverneur Bakomito.

Par ailleurs, il  a condamné fermement la spoliation des cimetières, qu’il qualifie d’« acte de barbarie ».

« Jésus-Christ est ressuscité d’entre les morts. Son tombeau est vide jusqu’à aujourd’hui en Israël et demeure un lieu d’immense foi pour des milliers de chrétiens à travers le monde. Imaginons que Jésus-Christ ait été enterré à Dingilipi, à Kinkole ou dans le Haut-Uele : ce tombeau existerait-il encore plus de 2000 ans après son ascension ? Les tombes de nos grands chefs sont gardées jalousement par la tradition. Elles sont des symboles d’attachement à notre culture et à leur mémoire. Pourquoi alors la spoliation de nos cimetières atteint-elle nos domiciles ? Est-ce parce que vous n’avez aucun lien avec ces morts ? Je ne vois pas comment un membre de famille peut détruire et transformer la tombe de sa mère ou de son père en habitation », s’est-il indigné.  ACP/C.L

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