Haut-Uélé: « Toute la communauté doit s’impliquer dans la question sécuritaire à Isiro » (Société civile)

Isiro, 08 mai 2026(ACP)- « Toute la communauté doit s’impliquer pour trouver des solutions à l’insécurité dans la ville d’Isiro », chef-lieu du Haut-Uélé, dans le nord-est de la République démocratique du Congo, selon une déclaration de la société civile forces vives parvenue vendredi à l’ACP.

«Nous, société civile forces vives, constatons la recrudescence de l’insécurité dans la ville d’Isiro malgré les efforts des gouvernements (Provincial et Central), la criminalité, caractérisée par les vols à main armée, des incursions nocturnes(…) Tout cela donne lieu aux journées ville-mortes qui sont d’une part, l’ultime cri d’alarme et d’autre part, sources de malaises et de souffrances de la population. Nous avons constaté aussi le décalage entre les efforts institutionnels et l’insécurité vécue au quotidien dans le chef-lieu de notre province bien que les efforts fournis par les gouvernements central et provincial pour la sécurisation des populations et de leurs biens, le résultat sur le terrain reste mitigé. Cette situation demande une prise en charge communautaire de la question qui n’épargne personne», a-t-on lu dans la déclaration de la société civile signée par le coordonnateur provincial, George Semende.

La société civile a sollicité à cet effet, l’identification urgente des réseaux criminels et de leurs complices; le renforcement des patrouilles dans les avenues et quartiers et a aussi recommandé un dialogue social inclusive pour définir la stratégie de sécurisation communautaire, a-t-on précisé dans la même déclaration.

Elle a également proposé un schéma du dialogue social pour que cette rencontre ne soit pas qu’une simple réunion de plus, elle doit être structurée comme un tableau synthèse: un collège composé d’une base populaire, d’autorités locales, de l’assemblée provinciale, de l’exécutif provincial, du comité de sécurité et de la société civile.

Le rôle des participants est d’élucider les zones d’ombres, faire le pont entre la base et l’administration publique, apporter les réponses techniques que politique et la médiation suivie des résolutions, a-t-on conclu dans ce document.

Cette déclaration de la société civile forces vives, rappelle-t-on, est intervenue après une réunion du gouvernement provincial et les chambres de commerce du Haut-Uélé (FEC, FENAPEC) tenue lundi 06 mai au gouvernorat de province. ACP/ODM

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