Bunia,18 février 2022(ACP).- Le professeur Dudanga Kavarios a appelé mercredi ceux qui ont le privilège de parler au nom des Ituriens à faire preuve de la « sagesse » en lieu et place des émotions susceptibles de troubler l’opinion publique.
Il l’a déclaré en réaction de la sortie médiatique du coordination de la société civile de l’Ituri sollicitant du chef de l’État le relèvement du gouverneur militaire endéans dix(10) jours.
« Par ce privilège, ne troublons pas l’opinion publique et ne nous versons pas dans la diversion. Puisque l’insécurité qui ne cesse d’endeuiller la province de l’Ituri toute entière n’est pas une émanation de la Monusco même pas de l’état de siège et de son commandant des opérations, le Lt général Johnny Luboya N’kashama », a-t-il relevé
Et de lancer : « frères et sœurs Ituriens le problème réel et à combattre pour tous et par tous reste les conflits Ituriens injustifiés tendant à devenir chronique entre nous Ituriens. Acceptons le ainsi et investissons nous tous comme l’équipe de Task force dans la recherche de la paix en invitant nos sœurs et frères égarés, aveuglés et endoctrinés par les pratiques mystico-religieuses à rejoindre la table offerte par le chef de l’État qui est le P-DDRCS « .
Pour le Pr Dudanga Kavarios, c’est une honte aujourd’hui à travers le monde de voir les Ituriens qui tuent les Ituriens et paradoxalement les mêmes Ituriens demandent le relèvement endéans 10 jours des autorités de l’état de siège qui se battent aux vus et aux sus de tout le monde pour le renforcement des effectifs dans les différents fronts pour contenir les atrocités répétitives.
Du faux-fuyant
Par ailleurs, Mme Claudine Nzeni a estimé que cette dernière déclaration du coordonnateur de la société est du faux-fuyant parce que, a-t-elle rappelé, cette organisation citoyenne est jusqu’à présent incapable de présenter le format de cadre de concertation entre elle et le gouvernement provincial selon sa propre demande.
Cette femme leader de l’Ituri a exprimé son incompréhension par rapport à l’attitude de la société civile qui, d’une part, demande le départ du gouverneur militaire et de l’autre incapable de collaborer avec les autorités de l’état siège pour de solutions idoines à la crise sécuritaire qui déchire cette jeune province.
Avant de conclure : « il faudrait vraiment nous puissions revoir notre façon de travailler et mettre l’Ituri au centre de tout ».
ACP/Kayu/RNL/Nig/Cfm/TKM/SGB/MMC

