Ituri : des obstacles majeurs à l’accès aux services de santé sexuelle  identifiés

Bunia, 17 décembre 2025 (ACP).– Une étude menée dans trois (3) zones de santé de la province de l’Ituri, au nord-est de la République démocratique du Congo, a mis en évidence plusieurs obstacles majeurs à l’accès équitable aux services de santé sexuelle et reproductive (SSR), affectant particulièrement les femmes, les adolescents et les jeunes, a révélé mardi à l’ACP un de cadres d’une organisation lors d’un entretien avec l’ACP.

« Cette étude, réalisée dans les zones de santé d’Amée, Rwampara et Tchomia, a permis d’identifier plusieurs barrières à l’accès aux services de santé sexuelle et reproductive », a déclaré Prince Kasereka, directeur adjoint de programme de l’ONG Promotion en nutrition, santé et développement (PNSD).

Selon lui, « les principaux obstacles sont liés à la persistance des tabous socioculturels autour de la sexualité et à certaines croyances religieuses qui freinent l’adoption des méthodes contraceptives modernes », précisant que « ces facteurs culturels et sociaux influencent négativement les comportements individuels et collectifs ».

Il a également souligné que « la culture du silence entourant les questions de sexualité limite l’accès à l’information, surtout chez les adolescents et les jeunes », ajoutant que « cette situation accroît la vulnérabilité face aux grossesses non désirées et aux infections sexuellement transmissibles ».

Enfin, Prince Kasereka a indiqué que « l’éloignement des structures sanitaires, le coût élevé du transport et le manque de confidentialité dans certains centres de santé découragent le recours aux services disponibles », estimant que « la crainte de stigmatisation reste très élevée dans les petites communautés ».

ACP/C.L.

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