Ituri :   la deuxième phase de  campagne antipaludique cible 179 000 ménages

Bunia, 17 octobre 2026 (ACP).– La deuxième phase de la campagne de lutte contre le paludisme ciblant 179 000 ménages, répartis dans quatre zones de santé, a été lancée vendredi à Bunia,chef-lieu de l’Ituri, (dans le Nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), par le gouverneur de province, a appris l’ACP samedi de source officielle.

« La province de l’Ituri fait face à une double urgence sanitaire. D’une part, le paludisme continue d’affecter lourdement nos familles, de fragiliser nos communautés et de solliciter considérablement nos structures de soins. D’autre part, nous poursuivons la lutte contre l’épidémie de la maladie à virus Ebola », a déclaré le Général-major Gaby Kasongo Mulumba , gouverneur militaire de l’Ituri.

Cette intervention sanitaire majeure concerne les zones de santé de Bunia, Mungbwalu, Rwampara et Nyankunde. Elle combine l’Administration de Masse de Médicaments antipaludiques (AMAL), la distribution de moustiquaires imprégnées d’insecticide (MII) ainsi que l’introduction d’émanateurs spatiaux.

​S’exprimant devant les autorités civiles, militaires, les professionnels de la santé et les partenaires techniques, le chef de l’exécutif provincial a rappelé le contexte particulier dans lequel s’inscrit cette opération.

​Selon l’autorité provinciale, la réduction des cas de fièvre dus au paludisme permettra de soulager la pression sur les infrastructures hospitalières et de faciliter le diagnostic différentiel des cas suspects d’Ebola.

​ Des résultats encourageants et des innovations

​Dressant le bilan de la phase précédente, le gouverneur militaire s’est félicité des avancées enregistrées tout en appelant à ne pas relâcher la vigilance.

« La première phase de cette intervention a enregistré un résultat encourageant, avec une couverture de plus de 86 % pour l’administration de médicaments antipaludiques », a indiqué le chef de l’exécutif provincial.

Il a souligné que cette deuxième étape marque une évolution stratégique majeure reposant sur la complémentarité de trois moyens de prévention : la prise des médicaments, l’usage quotidien de la moustiquaire imprégnée et l’utilisation innovante des émanateurs spatiaux.

« Ces trois moyens sont complémentaires et ne se substituent pas les uns aux autres. Les émanateurs spatiaux ne remplacent ni les médicaments antipaludiques, ni les moustiquaires imprégnées d’insecticide », a insisté l’autorité provinciale.

​ Appel à la mobilisation communautaire et combat contre la désinformation

S’adressant directement à la population, le gouverneur militaire Kasongo a exhorté chaque foyer à accueillir les relais communautaires et à suivre rigoureusement les directives médicales, en ciblant particulièrement les ménages non atteints lors de la première phase. Il a également interpellé les professionnels des médias et les leaders d’opinion.

​« Je vous invite à relayer les messages exacts, accessibles et vérifiés, à privilégier les informations provenant des autorités sanitaires, et à contribuer activement à la lutte contre les rumeurs et la désinformation », a exhorté le Général-major  Kasongo  Mulumba .

« C’est par cette discipline collective que nous renforcerons notre protection contre le paludisme, tout en contribuant aux efforts de riposte contre l’épidémie d’Ebola », a conclu le gouverneur militaire avant de déclarer officiellement lancées les opérations sur le terrain.

Cette vaste campagne est financée par la Santé Rurale (SANRU) à travers le Fonds mondial,  rappelle-t-on.

ACP/MuK

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