Ituri: le projet de production d’aliments pour poissons, volaille vise 933 bénéficiaires

Tchomia, 1er décembre 2025 (ACP).– Un projet de fabrication d’aliments pour poissons, bétail et volaille vise 933 bénéficiaires, dont 311 ex-combattants, a été lancé à Tchomia-centre, à 75 km de Bunia, territoire de Djugu, province de l’Ituri, (dans le Nord-est de la République Démocratique du Congo), a appris lundi l’ACP du porte-parole de la Monusco.

« Au total, quelque 933 personnes, dont 311 ex-miliciens vont bénéficier de ce nouveau projet de la Mission des Nations Unies qui porte cette fois, sur la fabrication d’aliments nutritifs pour poisson, bétail et volaille, à Tchomia, dans la plaine du lac Albert », a annoncé le porte-parole de la Monusco/Ituri, Jean-Tobie Okala.

L’objectif de ce projet « vise à consolider la paix, à renforcer la cohésion sociale et pour finir, à contribuer au développement d’une population durement touchée par les affres d’un huitième cycle de violences aussi meurtrières que destructrices », a-t-il renchéri.

Prenant la parole lors de la pose de la première pierre de construction de l’usine de production d’aliments nutritifs pour poisson, bétail et volaille le chef de bureau de la Monusco, Josiah Obat, a réitéré l’engagement de son organisation pour l’accompagnement pour la réinsertion sociale de jeunes et le développement.

« La MONUSCO est avec vous dans ce projet de développement et de réinsertion des jeunes dans la communauté. Ce n’est qu’ensemble, avec le concours de tous, que nous allons tourner le dos à la guerre et reconstruire cette province qui n’a que trop souffert des violences », a-t-il rappelé.

De son côté la conseillère du gouverneur militaire en charge de la jeunesse, Madame Irène Vawaka, a, au nom de l’autorité provinciale, signifié que le retour à la vie civile de certains jeunes qui ont pris les armes est un vrai défi majeur pour leur réinsertion au sein de la communauté pour le retour d’une paix durable.

« Le retour à la vie civile de nos frères et sœurs qui ont, à un moment donné, pris les armes, est un défi majeur. Nous ne pourrons pas bâtir l’Ituri de demain, sans offrir une alternative crédible et durable à la violence », a-t-elle soutenu.

Réception de plusieurs équipements modernes de l’usine 

Dans la foulée de cette cérémonie, le coordonnateur de l’Ong Réseau des associations pour le développement durable(RAD), Florent Nzama, a relevé que son organisation a d’ores et déjà réceptionné plusieurs équipements de l’usine sous examen.

« Plusieurs équipements modernes ont déjà été réceptionnés à Tchomia : une extrudeuse industrielle, un mélangeur, un broyeur à grande capacité, un système de séchage naturel ainsi qu’une machine d’emballage pour divers formats. Ces outils permettront une production locale d’aliments de qualité pour poissons, réduisant la dépendance aux produits importés », a-t-il fait savoir.

Il a également souligné qu’en plus de contribuer à la sécurité alimentaire locale, ce projet entend aussi favoriser la stabilité sociale.

« L’occupation productive de ces jeunes ex-combattants réduit leur vulnérabilité au recrutement armé et renforce leur insertion communautaire », a-t-il soutenu.

De vibrants hommages au Président de la République

Par ailleurs le chef de la chefferie des Bahema Banywagi, Yves Kawa Panga Mandro, a rendu de vibrants au Président Félix Tshisekedi pour avoir mis en place le P-DDRCS à même de prendre en charge les jeunes gens jadis porteurs illégaux d’armes et de les réinsérer de nouveau dans la communauté, grâce à ce genre de projet.

« Nous remercions beaucoup le Président de la République Félix Tshisekedi pour le programme qu’il a créé pour aider nos jeunes qui avaient violé la loi en portant illégalement les armes pour leur accorder la chance de se réinsérer dans la société . Nous saluons ses efforts pour la recherche de la paix chez nous », s’est-il exprimé.

Pour l’élargissement du projet 

Pour sa part le chef d’antenne du P-DDRCS/Djugu, M. Charmani, a plaidé que pour le présent projet soit étendu dans le nord du territoire de Djugu, précisément au niveau de la localité de Datule pour consolider davantage la cohésion sociale entre les différentes communautés de la région.

« Je solliciterais que ce projet soit étendu dans le nord de Djugu, à Datule. (…) Nous en sommes encore au stade de renouer les relations entre ces communautés qui ne s’entendent pas, mais lorsque chacun y participe, des deux côtés, cela devient un projet de cohésion sociale, non seulement pour le territoire de Djugu, mais aussi pour toute la province », a-t-il relevé.

Financé par la MONUSCO via le Fonds de Cohérence pour la Stabilisation (FCS), ce projet vise à favoriser la stabilisation durable et la cohésion sociale dans cette zone post-conflit.

ACP/JF

Fil d'actualités

Sur le même sujet