Bunia, 18 août 2026 (ACP).- La lenteur dans la mobilisation des financements annoncés a été présentée comme l’un des défis qui ralentissent la montée en puissance de la riposte contre Ebola en Ituri, dans le Nord-Est de la République démocratique du Congo(RDC), trois mois après la déclaration de l’épidémie, a-t-on appris mardi, de source associative.
« Il y a un contexte sécuritaire qui ne permet pas la mobilité des personnels ni le contrôle de l’épidémie. La lenteur dans la libération des fonds annoncés pour que la réponse monte en puissance constitue également un défi », a déclaré Albert Tsiula, coordonnateur de l’Ong Alima.
Il a signifié que cette situation intervient alors que les besoins opérationnels restent importants pour maintenir et renforcer les activités de lutte contre la maladie, notamment dans les zones affectées où les équipes doivent assurer la surveillance, la prise en charge et les autres interventions de riposte.
M. Tsiula a également relevé l’insuffisance des ressources humaines comme une autre contrainte pesant sur les activités qui se traduisent par un manque de personnel qualifié, l’épuisement des soignants locaux pour stopper l’épidémie.
« Les ressources humaines restent aussi un frein parce qu’on en n’a pas beaucoup. Il faut qu’on arrive à mettre un système de rotation, de récupération des ressources humaines, tout en sachant qu’il faut maintenir le système régulier en place », a-t-il fait savoir.
Le coordonnateur de l’ONG Alima a indiqué que les Centres de traitement Ebola (CTE) actuellement opérationnels fonctionnent à plein régime, avec des équipes confrontées à une forte charge de travail.
« Tout le traitement est basé sur l’approche symptomatique et ça demande des efforts pour les équipes qui travaillent », a-t-il souligné.
Au-delà des contraintes financières, sécuritaires et humaines, le coordonnateur a identifié l’acceptation communautaire comme un enjeu majeur dans le contrôle de l’épidémie.
« Le goulot d’étranglement, c’est la lutte contre l’infodémie ou la question communautaire. Pour combattre cette maladie, il faut qu’il y ait l’acceptance communautaire », a-t-il insisté.
Trois mois après la déclaration de l’épidémie, la mobilisation rapide des financements annoncés apparaît comme un élément déterminant pour renforcer les capacités opérationnelles de la riposte et faire face à la persistance de la transmission en Ituri.
ACP/M N

