Ituri: l’entrée de l’UPDF par les frontières désormais soumise à l’autorisation de la hiérarchie

Mahagi, 07 mars 2026 (ACP).- Les services de sécurité sont instruits de renforcer le contrôle aux frontières en interdisant l’entrée des éléments de l’Uganda People’s Defence Force (UPDF) et de leurs matériels sans autorisation préalable de la hiérarchie, renseigne une correspondance de l’administrateur militaire du territoire de Mahagi,  province de l’Ituri(Nord-est de la République démocratique du Congo), consultée vendredi par l’ACP.

« Il est strictement interdit de faire entrer sur notre territoire par les frontières d’Anzida et Karombo les éléments UPDF et leurs matériels sans l’aval de la hiérarchie », souligne la source.

Dans cette note adressée, notamment aux responsables de la Direction générale de migration (DGM), de l’Agence nationale de renseignements (ANR), de la Direction des services de frontière (DSF) ainsi qu’au commandement de la police aux frontières, l’autorité territoriale précise que cette mesure est prise sur instruction du gouverneur militaire de la province de l’Ituri.

Cette instruction intervient dans un contexte marqué par plusieurs déploiements de l’armée ougandaise dans la province de l’Ituri dans le cadre de la coopération militaire avec les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).

En mars 2025, des troupes de l’UPDF étaient entrées dans le territoire de Mahagi par la barrière frontalière d’Anzida, avant de s’installer temporairement à l’aérodrome de Zale, selon des sources sécuritaires locales.

À l’époque, le porte-parole de l’armée congolaise en Ituri, le lieutenant Jules Ngongo, avait expliqué que la présence des militaires ougandais sur le sol congolais s’inscrivait dans le cadre de la mutualisation des forces entre les FARDC et l’UPDF pour lutter contre les groupes armés actifs dans l’est du pays, notamment les rebelles des Allied Democratic Forces (ADF).

Les opérations conjointes entre les deux armées, lancées dans le cadre de l’opération » Ushujaa », ont progressivement été étendues à plusieurs territoires de l’Ituri, dont Irumu, Mambasa, Djugu et Mahagi, afin de traquer les groupes armés responsables de l’insécurité dans la région.

Avec cette nouvelle instruction administrative, les autorités territoriales de Mahagi entendent désormais encadrer plus strictement tout mouvement des troupes étrangères à travers les postes frontaliers d’Anzida et de Karombo, en exigeant une validation préalable de la hiérarchie militaire provinciale. ACP/UKB

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