Ituri : les conséquences des activités minières dénoncées dans un territoire

Bunia, 10 octobre 2026 (ACP).- Les conséquences des activités minières menées sans respect des normes environnementales, notamment l’utilisation des produits chimiques, dans le territoire de Mambasa, en Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo, ont été dénoncées par un expert, selon une note consultée samedi par l’ ACP.

 « Les déchets solides et liquides issus des exploitations minières, associés à l’utilisation des produits chimiques, contribuent à la pollution des eaux et à la dégradation des écosystèmes aquatiques et terrestres », a-t-on lu dans la note du superviseur de l’environnement du territoire de Mambasa, Robert Chedya qui a mis en garde contre les conséquences des activités minières menées sans respect des normes environnementales. Il a relevé que l’exploitation aurifère, notamment par des méthodes semi-industrielles utilisant des pelles excavatrices et d’autres engins mécaniques, entraîne des perturbations importantes des milieux naturels.

Ces activités sont notamment associées à la dégradation des sols, à la destruction de la couverture végétale et à la perte de biodiversité. M. Chedya a aussi signalé que dans les cours d’eau, le creusement désordonné des sites miniers, la déviation des lits des rivières et l’accumulation des déchets sont présentés comme des facteurs de pollution et de perturbation des habitats aquatiques, ajoutant que la stagnation des eaux dans les trous d’or abandonnés expose également les communautés riveraines aux risques de noyade et peut entraver l’accès aux routes de desserte agricole.

 « La vie des habitats halieutiques et aquatiques dans les rivières, les ruisseaux et les ruisselets subit une menace grave en raison de la perturbation de leurs lits et de la contamination des eaux », a- t-il précisé. Il a à cet effet, fait savoir que la dégradation des sols et des sous-sols avec les rejets miniers et les modifications de la surface du sol peuvent détruire les habitats de certaines espèces animales, provoquer la disparition d’organismes vivants et compromettre l’équilibre des écosystèmes. Face à ces préoccupations, l’expert de l’environnement a recommandé aux autorités provinciales de suspendre certaines techniques d’exploitation aurifère jugées particulièrement destructrices, notamment celles localement désignées sous les appellations de « sous-courant » et de « pistolet ».

ACP/ DéT(sp)

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