Kinshasa, 06 août 2026 (ACP).- L’Unicef a tiré la sonnette d’alarme sur les effets collatéraux de l’épidémie d’Ebola qui sévit en province de l’Ituri, dans le Nord-Est de la République démocratique du Congo(RDC) particulièrement sur les enfants, selon un communiqué consulté jeudi par l’ACP.
D’après les nouvelles données sanitaires couvrant la période d’avril à juin 2026, la peur de la contamination et les perturbations liées à l’épidémie ont entraîné une baisse importante de la fréquentation des structures sanitaires dans plusieurs zones considérées comme des épicentres, notamment Bunia, Mongbwalu, Nizi et Rwampara.
L’agence onusienne rappelle dans ce document qu’au 2 août, 743 cas confirmés et 330 décès étaient recensés chez les 0-17 ans, avec un taux de létalité chez les moins de cinq ans plus de deux fois supérieur à celui des adultes, dans ce qui constitue déjà la pire épidémie d’Ebola jamais enregistrée en RDC.
Pour l’Unicef, cette situation a notamment provoqué un recul marqué de la vaccination contre la rougeole, ainsi qu’une diminution des consultations prénatales et des accouchements assistés dans les établissements de santé.
L’organisation rappelle également que les enfants sont exposés non seulement au virus Ebola, mais aussi aux conséquences de l’affaiblissement des services essentiels.
Face à l’ampleur de la crise et pour maintenir et étendre ses interventions, l’Unicef a révisé à la hausse son appel de fonds à 113,45 millions de dollars, dont seulement 23,5 millions ont été mobilisés à ce jour.
En RDC, cinq ( 5) provinces sont actuellement touchées par l’épidémie à virus Ebola, notamment Haut – uélé , Tshopo, Nord- Kivu, Sud-Kivu et Ituri ACP/ C I

