Kananga, 21 février 2022 (ACP).- La société congolaise des droits de l’Homme (SCED) a soulevé de nombreuses préoccupations à l’issue du procès du meurtre des experts des Nations Unies, Zaïda Catalan et Michaël Sharp tués en 2017 à Moyo Musuila à Bukonde.
Dans une récente intervention à « la presse » le bâtonnier honoraire, Me. Dominique Kambala Nkongolo, a relevé la précipitation dans le verdict rendu dans ce procès, le ministère public ayant statué sur la thèse la plus facile de crime des gens qui se sont rebellés.
Selon lui, l’organe de la loi a évité les deux autres thèses contradictoires de crime d’Etat et de responsabilité de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en République Démocratique du Congo (MONUSCO) dans une zone où elle était supposée maitriser les mécanisme de la sécurité intérieure.
Indiquant que la famille des victimes ne s’est jamais constituée partie civile, Me. Dominique Kambala a recommandé à la cour d’exploiter le rapport confidentiel des Nations Unies pour l’éclatement de la vérité.
Le président de la SCED qui a dénoncé la stratégie d’autoaccusation ayant caractérisé le procès, en a appelé à l’audition des hautes personnalités de la province et du pays cités dans ce dossier. ACP/Kayu/OB/MMC/SGB//CKM

