Kananga, 13 août 2023 (ACP) .- Les possibilités de substitution du maïs dans le repas des ménages de la ville de Kananga, au Kasaï Central, en RDC, ont été préconisées parmi les solutions durables à la crise récurrente de cette denrée en cours des journées scientifiques de l’institut supérieur d’Etudes Sociales (ISES), a constaté samedi, l’ACP.
« Le niébé, le riz, la pomme de terre, les taros, la patate douce et autres tubercules, sont substituables du maïs », a soutenu le chef des travaux Anaclet Betu Mukaya.
« Face à une agriculture d’auto substance, la sensibilisation de la population au bienfondé de l’investissement agricole de même que la relance des activités des organisations non gouvernementales de ce secteur s’avèrent impérieux », a recommandé, de son côté, le professeur Albert Aime Kabue Muela.
Tirant les leçons du modèle de l’Egypte pharaonique, il a préconisé l’institutionnalisation de l’agriculture par l’implication du pouvoir public en conjugaison le paysan dans cette province.
Dans le même contexte, l’intervenant a plaidé pour la mise sur pied d’une politique stratégique de réserve agricole, la revalorisation du métier d’agronome, la conception des solutions internes à la crise alimentaire au lieu de miser sur les importations outre un système des taxes agricoles dont les retombées positives profiteront aux contribuables.
« Face à l’analyse des indicateurs démontrant la gravité de cette crise alimentaire dans les ménages, une prévention est envisageable à travers la protection de l’écosystème et le maintien de l’équilibre de l’environnement », a estimé, par ailleurs, le chef de travaux Jean Pierre Ngalamulume. La fluctuation du prix du maïs dont la mesurette communément appelé « MEKA » est écoulée entre 4.000 FC et 5.000 FC sur le marché local, est durement ressentie dans les ménages, a-t-on constaté. ACP/ C.L

