Kananga, 31 mars 2026 (ACP).- Une organisation de la société civile a sollicité réparation pour les victimes des évènements Kamwina Nsapu, survenus en mars 2017 à Kananga, province du Kasaï Central, au centre de la République démocratique du Congo (RDC), selon un communiqué parvenu mardi, à l’ACP.
«…Neuf ans se sont écoulés depuis ces événements dans le contexte du phénomène Kamuina Nsapu,…et à ce jour, le dossier judiciaire ouvert par le parquet militaire supérieur du Kasaï Central et transmis au parquet général des Forces armées de la République démocratique du Congo (Fardc) n’a toujours pas été renvoyé devant la juridiction compétente», a relevé Me Dominique Kambala, directeur général de la Société congolaise pour l’Etat de droit (SCED).
Et de poursuivre: «… à ce jour, il n’existe aucun programme établi malgré la création de Fonds national des réparations (Fonarev)».
Pour Me Kambala, cette lenteur constitue une profonde source de frustrations pour les victimes et leurs proches, estimant que « tout passe sauf les blessures profondes des victimes »
Au mois de mars 2017, des affrontements avaient opposé les éléments des Fardc aux miliciens de Kamuina Nsapu dans la municipalité de Nganza, à Kananga, chef-lieu de la province du Kasaï Central. Une enquête initiée à la demande des structures de la société civile a abouti à l’ouverture d’un dossier judiciaire. ACP/ODM

