Kasaï-Oriental : 90% d’avenues dépourvues des dos d’âne professionnels à Mbuji-Mayi

Mbuji-Mayi, 14 septembre 2026 (ACP).- Notante (90) % des avenues à Mbuji-Mayi, chef-lieu de la province du Kasaï Oriental, dans le  centre de la République démocratique du Congo(RDC), sont dépourvues des dos d’âne et de panneaux, a indiqué lundi un cadre de la police.

« À Mbuji-Mayi, 90% d’avenues n’ont pas de dos d’âne, ni de panneaux, c’est le cas de Kasavubu et Odya David où les accidents sont récurrents. Les rares endroits où il y a les dos d’âne, ils sont dépourvus de peinture et c’est là un piège mortel la nuit. Concernant la dimension, la hauteur maximum : 10 à 12 cm, longueur : 4 mètres. À Mbuji- Mayi on voit des dos d’âne de 30 centimètres qui cassent les véhicules et font tomber les motards », a dit Félix Mukuna, commissaire supérieur adjoint et commandant groupe Police de circulation routière (PCR)  du Kasaï Oriental.

« Au regard du code de la route, un dos d’âne est un ralentisseur artificiel créé sur la chaussée dans le but de forcer le conducteur à réduire leurs vitesses pour améliorer la sécurité routière. Tout dos d’âne doit être signalé par un panneau de danger plus la signalisation au sol. Pour les emplacements, c’est interdit sur des routes nationales. Près de virage, à moins de 40 mètres d’intersection », a-t-il ajouté.

Face à cet outil de réduction de vitesses, l’usager de la route a un comportement adapté.

« L’article 16 et 19.2 du nouveau code de la route donnent l’obligation de réduire la vitesse, ralentir de 20 à 30 Km/h. On ne peut pas effectuer un dépassement sur le dos d’âne. On ne peut pas effectuer des arrêts sur des dos d’âne, il faut respecter les règles de priorité après le ralentisseur », a-t-il expliqué.

« Aux motards et aux automobilistes : vous êtes sommés de considérer le dos d’âne comme une mesure pour vous protéger. Ne jamais dépasser à hauteur d’un dos d’âne, c’est là que vous tuez les piétons. Entretenir vos freins et vos phares, car un dos d’âne non signalé la nuit est nuisible. À la population riveraine. Vous êtes sommé de cesser de créer des dos d’âne sauvages avec des bétons ou de terre car cela provoque plus d’accidents qu’il n’en évite. Sa construction relève de l’autorité publique, pas d’une initiative privée. Le code punit l’entrave à la circulation. Le dos d’âne ne doit pas être un piège qui tue, mais un outil qui sauve », a-t-il conclu. ACP/NGANDU/BANZA

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