Mbujimayi, 24 juillet 2026 (ACP).– Le dénouement de la crise sociale liée au non-paiement des salaires à la Minière de Bakwanga (MIBA),s’impose pour garantir la survie des travailleurs et la relance de cette entreprise au Kasaï Oriental, dans le centre de la République démocratique du Congo, a appris vendredi l’ACP du banc syndical.
« Notre voix, au syndicat, nous disons : si tu parles tu meurs, si tu ne parles pas tu meurs, alors parle et que ta parole reste. C’est ce que nous sommes en train de faire. Il y a trois grands problèmes qui nous préoccupent pour garantir la survie des travailleurs et la relance de la société : le non-paiement, le conflit des dirigeants (conseil d’administration et comité de gestion) ainsi que la spoliation des espaces de l’entreprise », a déclaré Febatare Ntumba, président du banc syndical de la MIBA.
« Dire aujourd’hui que c’est le PCA qui est mauvais ou que c’est le DG qui est mauvais, pour nous, c’est de la perte de temps. C’est une question qui doit être analysée et réglée par le Chef de l’État qui les a tous nommés, afin de voir qui fait quoi et qui doit faire quoi. Le chef de l’État a le dernier mot, » a-t-il souligné.
Concernant la spoliation des concessions minières et le financement promis pour la relance, le syndicat a exprimé des réserves sur la lenteur administrative et le blocage de plus en plus persistants.
« Le chef de l’État est déterminé à relancer la MIBA. L’État congolais est actionnaire à 80 % représenté par le sol et le sous-sol. Mais si on commence à découper ces espaces, l’État reste-t-il avec ses 80 % ? On nous parle de 50 millions disponibles, mais il y a des préalables comme la tenue de l’Assemblée générale et l’audit. Pendant ce temps, les travailleurs ne sont pas payés depuis le mois de juin et la population en pâtit », a-t-il déploré.
« Face à cette situation critique, le syndicat sollicite une intervention des ministères du Portefeuille, des Finances et du Budget pour accélérer le paiement des arriérés de salaire des agents et concrétiser le plan de relance de la MIBA » a-t-il conclu.
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