Mbuji-Mayi, 27 mars 2026 (ACP).– Le taux d’accès à l’eau potable de la population du Kasaï Oriental, au centre de la RD Congo, est faible, soit 25,5%, malgré les ressources hydrauliques abondantes, selon le gouverneur de province intérimaire, lors de la célébration jeudi à Mbuji-Mayi de la journée internationale de l’eau.
«Le taux d’accès à l’eau potable au Kasaï Oriental s’élève à 25,5%. Cependant, ce taux reste encore faible malgré les ressources hydrauliques abondantes dont regorge notre province. De nombreuses familles notamment dans les milieux ruraux et périurbains continuent à éprouver des difficultés d’accès à une eau de qualité», a fait savoir Pascal Ilunga, ministre provincial de la Justice et gouverneur intérimaire du Kasaï Oriental.
Il a annoncé, à cette occasion, que le gouvernement provincial s’est engagé à ravitailler les zones rurales et à renforcer la sécurité des ouvrages acquis pour la bonne desserte, grâce à la vision du Chef de l’Etat.

«Le gouvernement provincial que dirige Son Excellence Monsieur le gouverneur Jean-Paul Mbwebwa Kapo, vise à renforcer les mesures de protections des ouvrages d’eau et l’accès équitable à cette denrée vitale dans les zones urbaines et rurales; promouvoir la participation des femmes et de la fille dans les instances de décision du secteur et comités locaux de gestion de l’eau et appuyer les initiatives communautaires orientées vers la protection durable en matière d’assainissement et d’hygiène», a-t-il expliqué.
Pour sa part, le directeur provincial de la REGIDESO a reconnu que grâce à la digue ou la source d’eau d’un débit de 4m3 par seconde, la carence en eau potable est battue en brèche à Mbuji-Mayi.
«Ici à Lukelenge, Dieu nous a fait grâce d’une source, que nous appelons source de Lukelenge qui a comme débit 4m3 par seconde, ça signifie 14.400 m3 par heure, ça signifie 345.600 m3 par jour. Quand je pense au besoin de la ville, si c’est 1 million 700 mille habitants à qui nous dotons 50 litres d’eau par heure, le besoin de la ville se chiffrerait à 25.000 m3 par jour. Si c’est 3 millions 500 mille pour la même dotation, ça ferait 175.000 m3 par jour, et vous comprenez que comparer à la source que Dieu a donnée à cette ville, tous ses besoins sont battus en brèche», a déclaré Didier Claude Mbudi Lelo, directeur régional de la REGIDESO au Kasaï Oriental.
Et de poursuivre: «Pourquoi Mbuji-Mayi est resté pendant longtemps en difficulté? Le vrai problème c’est la vétusté des ouvrages, et le deuxième problème c’est l’énergie. Pour la vétusté des ouvrages, nous saluons et nous disons merci au Chef de l’Etat qui a pu obtenir avec le partenaire, le financement d’un grand projet à Mbuji-Mayi. Ce projet financé d’abord par la Banque africaine de développement à la hauteur de 26 millions 200 mille euros, ceux qui aiment le dollar c’est autour de 31 millions de dollars, et le deuxième lot financé par KFW à la hauteur de 26 millions de dollars. Et bien, ces deux financements ont résolu le problème de la vétusté des équipements. Il reste le problème de l’énergie, derrière lequel nous sommes en train de lutter».
Cette cérémonie a eu lieu sur le site de la source de Lukelenge, dans la commune de Dibindi à Mbuji-Mayi. ACP/ODM

