Mbujimayi, 6 mai 2026 (ACP).– Les professionnelles des medias ont été recommandées par un chercheur en sciences de l’information et de la communication d’une université privée, d’utiliser à bon escient l’intelligence artificielle, au cours d’un entretien mercredi à Mbuji-Mayi, (République démocratique du Congo).
« L‘intelligence artificielle donne souvent l’impression de remplacer l’humain. Pourtant, elle ne le peut en aucun cas. L’humain dont je parle ici, c’est le journaliste. Ainsi, le journaliste est tenu à utiliser de manière intelligente l’intelligence artificielle, c’est-à-dire l’utiliser à bon escient, la considérer comme un complément à ses atouts naturels qui existent déjà, à la science qui régit le métier de journaliste et non considérer l’intelligence artificielle comme celle qui vient remplacer le travail du journaliste », a déclaré Tharcisse Cifinga, chercheur en sciences de l’information et de la communication à l’Université de Mbujimayi.
Et de poursuivre : « l’intelligence artificielle ne peut en aucun cas remplacer le journaliste dans son métier. Je crois que l’intelligence artificielle, c’est une invention humaine qui a trouvé le journalisme, qui est ce travail qui consiste à collecter, traiter et diffuser les informations »
« Cette définition du journalisme nous montre déjà que c’est un travail à trois temps. Ainsi, dans la mise en forme autrefois, on a utilisé des logiciels de montage, d’arrangement de son, d’image, de même de correction de texte. Et ces tâches, ce sont des tâches que l’intelligence artificielle peut produire, et cela en maximisant le temps, les moyens etc. », a-t-il renchérit..
Il a, par ailleurs, lancé un appel aux journalistes à ne pas se laisser dominer par l’intelligence artificielle pour garder leur crédibilité. « L’utiliser intelligemment, c’est-à-dire l’utiliser tout en respectant la sacralité de faits. Pourquoi ? Parce que le journaliste, j’aime l’appeler l’arbitre social. L’arbitre social parce que là où il y a de doute, le public se tourne vers le journaliste pour avoir de la lumière ou de l’éclairage. Alors, si le journaliste lui-même se laisse, disons, se laisse dominer par l’intelligence artificielle, du coup il perd des repères et donc perd sa place dans la société ».
Il a appelé les journalistes et d’autres intellectuels à plus de conscience pour éviter toutes les formes de plagiait. « Justement, vous l’avez dit, c’est juste un appel à la conscience des journalistes et de tous les autres scientifiques que l’on peut faire. Parce qu’aujourd’hui, le logiciel anti-plagiat ou je ne sais pas moi, les autres logiciels pour découvrir ce qui vient de l’intelligence artificielle commencent à devenir à la portée de tout le monde. Que l’IA ne remplace pas l’effort humain, que l’IA ne remplace pas la réflexion du journaliste. C’est vrai, on peut l’utiliser pour d’autres fins, mais pas la substituer à notre intelligence », a-t-il conclu. ACP/C.L.

