Kasaï Oriental : refus au respect  de l’appel à la ville morte à Mbujimayi

Mbujimayi, 3 juin 2026 (ACP).– Le refus au respect de l’appel à la ville morte lancé par l’opposition congolaise a été observé  mercredi  à Mbujimayi, chef-lieu du Kasaï Oriental, (centre de la République démocratique du Congo), où les activités se déroulent normalement dans les différents secteurs,  a indiqué un conseiller  communal.

«  Le refus d’observer la ville morte  a été observé  sur l’ensemble de la ville de Mbuji-Mayi.  Vous-mêmes vous êtes en train de le constater, vous voyez les gens qui circulent librement, les élèves sont partis à l’école, aussi les mamans et papas vaquent librement à leurs occupations, il y a ceux qui sont allés au travail et consort », a déclaré Junior Musenga, conseiller communal de la Muya.

Et d’ajouter : «  ​Le message est très clair. Donc, la population est pour le changement de la Constitution. Qu’on ne vous trompe pas, qu’on ne vous dise pas d’autres choses. Je vous dis effectivement, nous sommes vraiment d’accord avec le changement de la Constitution. Et moi je me pose la question : on a dit qu’on va aller au référendum, c’est le peuple souverain qui devrait vraiment décider quant à ce. Mais comment le peuple, qui n’a pas encore décidé, vous voulez vraiment l’en empêcher ? »,.

« C’est pourquoi je vous dis que nous, nous sommes pour le changement de la Constitution et nous soutenons le Chef de l’État, l’unique qui est là pour la République démocratique du Congo, qui a l’amour du pays. Alors l’opposition, ils sont là, ils ont vu eux-mêmes qu’ils ne pouvaient rien faire du fait que le peuple est derrière le Chef de l’État », a conclu le conseiller municipal Junior Musenga.  

                  Mbandaka : déroulement  normal des activités

Une vue  des activités dans  une partie de la ville de Mbandaka

Les activités  se sont normalement déroulées à Mbandaka, province de l’Équateur dans le nord-ouest de la République démocratique du Congo, en dépit  du mot d’ordre  de la ville morte lancé par l’opposition politique du pays, a  constaté l’ACP mercredi.

 « Le mot d’ordre  de la ville morte n’a pas  été respecté, dans la ville de Mbandaka où  les activités  économiques,  scolaires et professionnelles  se sont déroulées normalement. Hormis les cas d’absences autorisées, les absences non justifiées seront sanctionnées conformément à la loi », a déclaré Jean-Pierre Bonkingo, chef de division des écoles de formation professionnelle de l’Équateur.

Pour sa part, Jean-Jacques Wangi, un exploitant portuaire à Mbandaka, a insisté sur la nécessité pour la population de vaquer à ses occupations quotidiennes. « La vie à Mbandaka, comme ailleurs, dépend des mouvements journaliers. Ce que nous appelons « Coop » est notre mode de survie. Notre secteur de la navigation doit fonctionner chaque jour », a-t-il souligné.

Sur le terrain, le constat est celui d’une reprise effective des activités. Dans plusieurs établissements publics, des rappels à l’ordre ont été adressés au personnel concernant le respect des horaires de travail.

« Le gouvernement informe les employés en cas de la journée chômée et payée. Il appartient à l’autorité de donner des directives sur le fonctionnement des services publics», a martelé  Honoré Nkumu Iyeli Gédéon, directeur d’une école locale. 

                          L’appel à la ville morte boycotté à Kikwit

 La ville morte  décrétée par les politiciens de l’opposition  congolaise  a été boycottée dans  la ville de Kikwit et ses environs,  province du Kwilu au sud-ouest de la République démocratique du Congo, a constaté mercredi l’ACP lors d’une ronde à travers la ville.

«  Nous sommes en nos lieux de service depuis ce matin, nous avons pris nos transports sans problème » a déclaré Mme Brigitte Mukwa, fonctionnaire de l’Etat, ajoutant que nos enfants ont répondu présents dans leurs écoles respectives où ils présentent leurs examens de fin d’année.

ACP /                                               

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