Kinshasa : la santé sexuelle, reflet d’un bon état mental et psychologique (spécialiste)

Kinshasa, 05 septembre 2026 (ACP).– La santé sexuelle constitue le résultat d’un bon état mental et psychologique, a déclaré samedi à l’ACP un spécialiste, en marge de la célébration à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC), de la Journée mondiale de la santé sexuelle.

« La santé sexuelle ne peut être considérée indépendamment de la santé mentale. Elle s’inscrit dans une perspective globale qui prend en compte les dimensions biologique, psychologique et sociale de la personne », a déclaré Donatien Kamuangala, psychologue clinicien à la Clinique Santé Plus.

Selon lui, la psychologie intervient dans la santé sexuelle à travers notamment l’état mental, les émotions, les préoccupations quotidiennes et l’environnement social de l’individu. Il a ajouté qu’une situation psychologique difficile peut ainsi avoir des répercussions sur le désir, l’excitation ou encore le fonctionnement sexuel. « Le stress constitue également un facteur important qui peut provoquer diverses réactions physiologiques, notamment une accélération du rythme cardiaque et une tension générale de l’organisme. Lorsqu’il devient important ou persistant, il peut affecter le bien-être psychologique et, par conséquent, la vie sexuelle », a souligné ce psychothérapeute.

Les émotions jouent aussi un rôle majeur dans cette interaction

Pour Donatien Kamuangala, les difficultés émotionnelles liées aux préoccupations personnelles, familiales, professionnelles ou sociales peuvent contribuer à certains troubles de la fonction sexuelle.

Toutefois, ces troubles peuvent avoir des causes multiples et ne doivent pas être attribués exclusivement aux facteurs psychologiques.

« Certaines difficultés sexuelles peuvent notamment se manifester par une diminution du désir, des troubles de l’érection ou de l’éjaculation. Ces manifestations peuvent également être associées à des facteurs physiques, médicaux ou à certains traitements », a précisé le psychologue. Il a également souligné que certaines maladies chroniques, notamment le diabète et les pathologies cardiovasculaires, peuvent affecter la fonction sexuelle, en raison de leurs effets sur les vaisseaux sanguins et le système nerveux.

En définitive, la santé sexuelle est étroitement liée à la santé mentale et psychologique. « Une prise en charge globale de la personne par un spécialiste permet de mieux comprendre les facteurs susceptibles d’influencer son bien-être sexuel et psychologique », a recommandé le psychoclinicien.

Célébrée le 04 septembre de chaque année, la Journée mondiale de la santé sexuelle est placée cette année sous le thème : « Every Body », entendez « tout le monde ». Derrière ce jeu de mots subtil entre « tout le monde » et « chaque corps », l’Association mondiale pour la santé sexuelle (World Association for Sexual Health) rappelle une réalité simple : les droits, le plaisir et les soins se vivent d’abord dans une enveloppe corporelle. ACP/CIy(sp)

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