Kisangani, 18 juin 2026 (ACP).- Les garanties de sécurité des tombes, la prévention de la profanation et une meilleure gestion des exhumations figurent parmi les principales raisons du recours croissant des habitants de Kisangani (dans le nord-est du pays), aux cimetières modernes privés, a expliqué jeudi à l’ACP le responsable du cimetière moderne Paradiso, à l’occasion du dixième anniversaire de cette infrastructure funéraire.
« Les cimetières modernes offrent une meilleure sécurité des tombes, préviennent les profanations et garantissent une identification durable des sépultures, contrairement aux cimetières publics, souvent confrontés à des défis de conservation, de surveillance et de sécurisation des sites funéraires, où les exhumations peuvent parfois être compliquées par la dégradation des ossements sous l’effet de l’acidité du sol », a déclaré l’ingénieur Barthélemy Musafiri, coordonnateur adjoint du cimetière moderne Paradiso.
À l’occasion de cette célébration marquée par une messe organisée sur le site du cimetière, situé à 11 kilomètres de Kisangani sur la route de l’aéroport, il a indiqué que cette infrastructure, créée le 18 juin 2016 et considérée comme le premier cimetière moderne de la ville, compte déjà 2.522 personnes inhumées, dont 1.299 hommes adultes et 1.223 femmes adultes.
Ir Barthelemy Musafiri s’est félicité du bilan enregistré au cours des dix dernières années, soulignant qu’aucun incident majeur n’a été signalé pendant ou après les inhumations.
Il a en outre relevé l’absence de phénomènes d’érosion ou d’affaissement des tombes grâce aux dispositifs de protection mis en place.
Par ailleurs, afin d’accompagner les familles de toutes confessions religieuses dans l’organisation des obsèques de leurs proches, il a annoncé la mise à la disposition de la population de plusieurs services modernes, notamment des tombes en mausolée, un corbillard, un chariot funéraire haut de gamme ainsi qu’une machine automatique de descente de cercueil, présentée comme unique à Kisangani.
Dans la ville de Kisangani, plusieurs sites funéraires font régulièrement face à des cas de profanation et d’occupation anarchique, privant les familles de la possibilité de visiter les sépultures de leurs proches et d’honorer leur mémoire. Cette situation demeure une préoccupation majeure pour de nombreux habitants.
ACP/L.

