Kisangani, 12 août 2026 (ACP).– Le ministre provincial de la Santé pour la Tshopo, dans le Nord-Est de la République démocratique du Congo(RDC), a fustigé la grogne des prestataires de première ligne au centre de traitement Ebola implanté provisoirement à l’hôpital du cinquantenaire de Kisangani, suite aux fausses informations sur leur rémunération.
« Je pense que le contexte du virus Ebola n’est pas bien compris tant par la population que par le personnel soignant. Ce sont des intoxications, les médecins et les infirmiers sont d’abord les agents du gouvernement congolais, ils reçoivent régulièrement leurs primes de risque. Le moment n’est pas indiqué pour se soulever. Ce comportement est de nature à désorganiser les efforts du gouvernement pour lutter contre Ebola », a déclaré Dr Simon Bokongo, ministre provincial de la Santé.
Il a, à cet effet, indiqué que l’organisation de la prise en charge des prestataires de première ligne est assurée par le gouvernement central, qui a établi un barème précis.
« Le gouvernement de la République est en train de numériser tous les prestataires, par l’entremise de l’agence nationale d’ingénierie clinique et du numérique de la santé, pour qu’il n’y ait pas de fraude dans la paie, et que chaque prestataire répertorié puisse recevoir une carte visa afin de lui permettre de toucher l’argent sans inquiétude », a expliqué le ministre provincial, soulignant que cette grogne des prestataires du CTE est la résultante des rumeurs par rapport à la prime que ces derniers devraient toucher.
Les prestataires de santé de première ligne engagés dans la riposte contre l’épidémie de maladie à virus Ebola à Kisangani ont menacé, dans une déclaration lue devant le Centre de Traitement Ebola (CTE), de libérer les patients sous traitement et de fermer le site si leurs revendications financières ne sont pas satisfaites par les autorités.
D’après ces derniers, depuis la déclaration de l’épidémie d’Ebola à Kisangani, les autorités les auraient abandonnés à leur triste sort. Ils n’auraient aucun soutien, ni même une visite des autorités.
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