Kisangani, 31 août 2026 (ACP).– Les structures sanitaires de la commune de Lubunga à Kisangani, chef-lieu de la Tshopo, dans le Nord-Est de la République démocratique du Congo(RDC), ont affirmé lundi à l’ACP avoir renforcé la vigilance dans l’accueil et la prise en charge des patients présentant des signes d’Ebola.
« Au Centre de santé Mako, le personnel soignant est attentif dès l’arrivée des patients. Lorsqu’un malade se présente avec des signes s’apparentant à Ebola, nous sommes appelés à être prudents, à l’isoler et à prendre les dispositions nécessaires pour éviter une éventuelle contamination », a expliqué Dieu-Merci Katende, infirmier de permanence de cette structure.
Il a précisé que cette vigilance concerne également les patients ordinaires, les agents de santé devant appliquer rigoureusement les mesures de prévention et de contrôle des infections afin de réduire les risques de transmission au sein de la formation sanitaire.
En outre, il a fait savoir que le personnel a reçu des instructions sur la conduite à tenir face aux personnes contacts, notamment sur l’importance de leur suivi et du recours rapide aux services compétents en cas d’apparition de symptômes suspects.
Dans une autre structure dénommée Centre médical Fipam, des dispositions de surveillance sont également en place, bien que des lacunes soient encore visibles.
« Nous disposons de certaines informations et nous savons que nous devons être vigilants devant les cas suspects, mais il subsiste des besoins en matière de briefing, d’équipements et d’orientation sur la conduite à tenir », a nuancé l’infirmier titulaire, Samuel Folo.
Il a notamment souligné la nécessité de renforcer la sensibilisation du personnel sur les mesures à prendre lors de l’accueil des patients symptomatiques, ainsi que sur la prise en charge des cas contacts.Ces témoignages interviennent alors que la RDC fait face à une importante résurgence d’Ebola.
Les autorités sanitaires ont lancé à Kisangani une campagne de vaccination prioritairement destinée aux professionnels de santé et aux personnes exposées, tandis que des essais cliniques sont en cours pour évaluer des traitements et des vaccins contre la souche Bundibugyo, à l’origine de l’épidémie actuelle.
Dans ce contexte, le renforcement des capacités des formations sanitaires de proximité apparaît comme un élément essentiel pour assurer une détection précoce, limiter les risques de transmission et orienter rapidement les cas suspects vers les centres de traitement appropriés.
Les responsables sanitaires recommandent enfin au personnel de maintenir les mesures barrières lors de la prise en charge de tout patient, les premiers symptômes d’Ebola pouvant s’apparenter à ceux d’autres pathologies courantes.
ACP/KIS/M/AB

