Kisangani : un hôpital impose un protocole de prise en charge pour tout suspect d’Ebola

Kisangani, 27 août 2026 (ACP).– Tous les patients présentant des symptômes évocateurs d’Ebola seront désormais soumis à un protocole strict de prise en charge à l’Hôpital de référence Révérend Mokili à Kisangani à la Tshopo, dans le nord-est de la République démocratique du Congo, a annoncé jeudi à l’ACP indiqué la directrice de cet établissement.

« Le personnel soignant recueille notamment des informations sur les symptômes présentés par le patient, ses éventuels contacts à risque, ainsi que sa provenance et ses déplacements récents. Des échantillons sont ensuite prélevés et acheminés vers le laboratoire provincial pour déterminer si la suspicion de maladie à virus Ebola est confirmée ou écartée », a expliqué la Dr Angèle Otoko.

Elle a fait savoir que, dans l’attente des résultats, le patient est placé en isolement dans une chambre sécurisée.

Cette mesure vise à limiter les risques éventuels de transmission au personnel soignant, aux autres patients et aux accompagnants.

« Lorsque le test se révèle négatif, le patient est pris en charge en fonction de son état de santé et reçoit le traitement correspondant à la pathologie diagnostiquée. En revanche, en cas de résultat positif, il est immédiatement orienté vers un centre de traitement de la maladie à virus Ebola pour une prise en charge spécialisée », a ajouté le médecin.

La Dr Otoko a précisé par ailleurs qu’après le transfert d’un cas confirmé, la chambre occupée par le patient et le matériel potentiellement contaminé font l’objet d’une procédure rigoureuse de décontamination et de désinfection, conformément aux mesures de prévention et de contrôle des infections.

Les équipements ou objets qui ne peuvent pas être désinfectés de manière sûre sont éliminés selon les protocoles sanitaires en vigueur. D’autre part, au centre de santé Saint-Joseph, situé dans la commune de la Tshopo, une équipe de triage des malades a été mise en place dès l’entrée de l’établissement.

« À l’entrée, nous avons placé un dispositif de triage. Les visiteurs et les malades se présentent, nous prenons leur température et ils se lavent les mains avec de l’eau chlorée. En cas de suspicion, nous procédons à l’isolement du patient et nous remontons l’alerte vers les équipes de riposte pour évaluation et autres dispositions. Mais s’il n’y a pas de signes, nous soignons les symptômes d’autres maladies que nous diagnostiquons », a déclaré M. Joseph Bambalatiwe, directeur du nursing (soins infirmiers).

Il a précisé que depuis que l’épidémie a été déclarée dans la Tshopo, sa structure n’a pas encore enregistré de cas suspect.

Ce dispositif vise à assurer une détection rapide des cas suspects et à réduire au maximum les risques de transmission au sein des établissements de santé de Kisangani. ACP/KIS/KIP./BOF.

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