Kasangulu, 6 février 2026 (ACP).- L’insertion des démobilisés des anciens combattants de la République démocratique du Congo dans les chaînes de valeurs de l’économie rurale a été proposée vendredi par un expert du Centre de recherche pour la promotion de l’économie coopérative et solidaire (CERPECS), à Kasangulu au Kongo Central, dans le sud-ouest du pays.
«L’insertion des démobilisés et anciens combattants dans l’économie rurale constitue une option pertinente pour accroître la production agricole et assurer la sécurité alimentaire en République démocratique du Congo», a déclaré Albert Lutete Mvuemba expert du CERPECS.
Selon lui, après le service militaire, il serait opportun de prévoir une formation professionnelle de six mois au Service national, suivie de la création de sociétés coopératives composées de conscrits démobilisés ou d’anciens combattants.
M. Lutete a précisé que le capital de démarrage de ces sociétés coopératives pourrait être financé par un fonds public spécial, assorti d’un accompagnement pour l’intégration de toutes les coopératives des conscrits dans une plateforme coopérative de commercialisation des produits vivriers locaux, ou dans un réseau national intégré de commerce des produits Made in Congo.
Il a, en outre, souhaité que la loi relative à la conscription au service militaire obligatoire, notamment pour les diplômés des universités et instituts supérieurs, intègre des dispositions incitatives, telles que la démobilisation après 18 mois de service militaire, suivie d’une formation de six mois au Service national.
Cette période de professionnalisation, a-t-il expliqué, serait sanctionnée par l’élaboration d’un business plan portant sur un projet à réaliser en groupes de dix conscrits démobilisés, regroupés en sociétés coopératives.
Le regroupement de ces conscrits en sociétés coopératives, en fonction de leurs lieux de résidence et des métiers choisis, facilitera leur réinsertion socioéconomique, principalement dans l’agriculture vivrière et les autres filières de l’économie rurale, notamment l’élevage, la pêche, la transformation des produits, la petite manufacture, la mécanique, la menuiserie et d’autres métiers connexes, a-t-il soutenu.
Cette approche favorisera également leur accès aux intrants et aux équipements, a-t-il conclu. ACP/ODM

