Kenge, 20 mai 2026 (ACP).- Le projet Gestion intégrée durable et adaptative des ressources naturelles pour soutenir la restauration des écosystèmes et les moyens de subsistance dans les paysages de Miombo du Sud-Kwango, du Haut-Katanga et du Lualaba (ECORELIM-RDC) prévoit la restauration de 9.000 hectares de forêts de Miombo dégradées en République démocratique du Congo, a annoncé mercredi à Kenge Mme Pascaline Mbangu Kikumbi, Secrétaire générale à l’Environnement, lors du lancement officiel dudit projet.
« Le projet ECORELIM-RDC vise la restauration de 9.000 hectares de Miombo dégradés ainsi que l’amélioration des pratiques de gestion sur 674.805 hectares. Ces interventions contribueront à restaurer des services écosystémiques critiques, notamment la fertilité des sols, la filtration de l’eau et la régulation climatique. Elles devraient également permettre d’éviter environ 396.462 tonnes d’émissions de CO₂ », a déclaré Mme Pascaline Mbangu Kikumbi.
Selon elle, ce projet d’envergure nationale s’inscrit dans le cadre du programme intégré de restauration des écosystèmes. Il vise à soutenir les efforts de génération de multiples bénéfices environnementaux et socio-économiques à travers la restauration des terres dégradées et des écosystèmes résilients, tout en favorisant une reprise verte et des moyens de subsistance durables pour les communautés locales.
Mme la Secrétaire générale a souligné que ce projet revêt une importance stratégique pour la RDC, notamment en matière de conservation de la biodiversité. Les forêts de Miombo constituent, a-t-elle expliqué, des écosystèmes essentiels pour la faune, la flore et la régulation climatique, tout en renforçant la résilience face aux sécheresses et aux inondations.
Elle a également indiqué que le projet contribuera à l’amélioration des conditions de vie des communautés rurales grâce à la promotion de pratiques durables susceptibles de réduire la pauvreté et de renforcer le bien-être des populations.
Le projet ECORELIM-RDC sera mis en œuvre suivant les procédures d’exécution nationale à travers le ministère de l’Environnement, Développement durable et Nouvelle économie du climat, ainsi que le ministère de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire, conformément aux politiques, règles et procédures du Fonds pour l’Environnement mondial (FEM) et du Fonds international de développement agricole (FIDA).
ACP/C.L.

