Mbandaka, 23 mars (ACP).- La participation politique active et pleine de la femme a été au centre d’une conférence-débat organisée à Mbandaka, chef-lieu de la province de l’Équateur, dans le nord-ouest de la République démocratique du Congo, a constaté l’ACP.
Il a précisé que « «cette activité s’inscrit dans le cadre de la vulgarisation de la résolution /2025/824 du Conseil de sécurité des Nations unies relative au renouvellement du mandat de la MONUSCO.Les dispositions 8 et 40 de cette résolution mettent l’accent sur les droits de la femme, notamment la lutte contre les violences sexuelles liées au genre et la promotion de la participation politique active et pleine de la femme. À travers cette initiative, nous voulons accompagner les femmes et renforcer leurs capacités pour lutter contre les violences sexuelles liées au genre et promouvoir leur participation politique » a déclaré M. Patrice Tandema, chargé des programmes
Il a également indiqué que «cette activité vise à sensibiliser les femmes sur les recommandations adressées au gouvernement congolais, notamment le renforcement de la lutte contre les violences sexuelles liées au genre, y compris celles impliquant certains éléments des forces de l’ordre, notamment les FARDC et la PNC.
Des recommandations ont aussi été formulées à l’endroit de la MONUSCO afin de soutenir le gouvernement congolais dans cette lutte et dans la promotion de la participation politique des femmes».
M. Patrice Tandema les a appelées à se mobiliser pour mettre fin à l’impunité et faciliter l’accès des femmes et des jeunes filles à la justice.
Il a, en outre, exhorté les femmes engagées en politique à s’organiser en vue des prochains cycles électoraux afin d’accroître leur représentativité.
De son côté madame la Ministre du genre , de la famille et de l’enfant Mme Elambo Mélanie à souligné que, «C’est pour un réel honneur de prendre la parole en ce jour, à l’occasion de cette activité consacrée à la lutte contre les violences sexuelles liées au genre et à l’impunité.
Cette thématique, d’une importance capitale, nous interpelle tous. Les violences sexuelles basées sur le genre constituent une atteinte grave aux droits humains, à la dignité de la personne et aux fondements mêmes de notre société. Elles détruisent des vies, brisent des familles et compromettent l’avenir de notre nation. Face à cette réalité, le Gouvernement, à travers le Ministère du Genre, Famille et Enfant, réaffirme son engagement ferme à prévenir et à combattre toutes les formes de violences basées sur le genre. Il s’agit notamment de renforcer les mécanismes de protection des victimes, d’améliorer la prise en charge holistique des survivantes et de garantir que les auteurs de ces actes répondent de leurs crimes devant la justice.»
Elle a par la suite précisé que «La lutte contre l’impunité doit être au cœur de nos actions. Car tant que les auteurs de violences ne seront pas poursuivis et sanctionnés, ces actes continueront de se répéter. Il est donc impératif de consolider la collaboration entre les institutions judiciaires, les services de sécurité, la société civile et les communautés.»
Il convient de signaler que cette activité s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre d’une intervention rapide réalisée avec l’appui financier de « Urgent Action Fund Africa », organisée par la Coopérative des vendeuses et l’entreprenariat Feminin.
ACP/C.L.

