Bunia, 11 octobre 2026 (ACP).- La prise en charge de la détresse psychologique des malades d’Ebola constitue un volet essentiel de la riposte en Ituri, épicentre de l’épidémie dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), en raison notamment de la peur de la mort, a indiqué un spécialiste de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), à l’occasion de la Journée mondiale de la santé mentale célébrée le 10 octobre de chaque année.
« La maladie à virus Ebola s’accompagne d’une grande détresse psychologique, principalement liée à la peur de la mort, mais également à l’isolement des patients, aux douleurs physiques et aux difficultés de communication avec les soignants en équipements de protection », a expliqué docteur Vagheni Mumbere, psychiatre et point focal de l’OMS pour la santé mentale et l’appui psychosocial dans la riposte contre Ebola.
Il a fait savoir que l’isolement des malades les prive des liens sociaux habituels et peut renforcer leur sentiment de solitude, tandis que les équipements de protection des soignants compliquent les interactions humaines.
Pour répondre à cette détresse, docteur Vagheni a relevé que les interventions psychologiques sont organisées dès le signalement des cas suspects, pendant le transfert des patients et au sein des centres de traitement Ebola (CTE).
Il a soutenu que la prise en charge se poursuit après la guérison, notamment à travers la préparation du patient à son retour dans la communauté, afin de prévenir la stigmatisation et de faciliter sa réintégration sociale.
« Lorsqu’un décès survient, un accompagnement spécifique est également prévu pour soutenir les familles endeuillées », a-t-il conclu.
ACP/NM

