Goma, 04 mai 2023(ACP).- Les professionnels des médias œuvrant dans la province du Nord-Kivu en RDCongo, ont été appelés, mercredi, au ‘’strict’’ respect d’éthique et déontologie, a appris l’ACP.
C’était lors de la rencontre organisée dans grande salle de l’hôtel Serena de Goma, à l’occasion du 30e anniversaire de la journée internationale de la liberté de la presse, sous le thème liberté d’expression à l’épreuve de la situation sécuritaire en RDC.
Le Vice-gouverneur, le commissaire divisionnaire Jean-Romuald Ekuka Lipopo, a, dans son exhortation, interpelé les chevaliers de la plume et coqs de micro de sa juridiction au respect du code d’éthique et de déontologie professionnelle.
« A ce métier de journalisme est attaché un code de déontologie qui permet de bien former la masse. Le journaliste ne peut pas se vendre, il est un informateur et non un communicateur d’un parti politique», a-t-il indiqué.
En introduction, le représentant de l’ONG Journalistes en danger JED en province du Nord-Kivu, St Janvier Zihalirwa, a brossé un tableau sombre des médias sur l’ensemble de la province, en dénonçant les pressions que subissent les journalistes dans l’exercice de leur métier.
« L’environnement médiatique au Nord-Kivu se présente par des pressions et de déviations. Trois des six territoires que compte le Nord-Kivu ne font que subir des pressions des rebelles », a-t-il dénoncé avant d’ajouter que depuis janvier 2023 jusqu’à ce 3 mai, onze atteintes à la liberté ont été répertoriées qui sont entre autres « les agressions ,interpellations, destruction des matériels ou carrément la fermeture des médias ».
Mme Rosalie Zawadi, présidente de l’UNPC au Nord-Kivu a plaidé pour que les journalistes de sa juridiction aient « les mains libres pour travailler afin que la population ait une information fiable et vérifiée ».
« L’environnement du travail du journaliste au Nord-Kivu est malheureusement entaché d’innombrables cas d’actes liberticides. Les menaces des ADF à Béni et celles de M23 à Rutshuru déstabilisent la vie de tous y compris celle des journalistes et leurs prestations », a-t-elle plaidé.
» Quand le journaliste n’a pas les mains libres pour collecter les informations et les diffuser, quand les différents acteurs de la vie nationale ne se sentent pas en sécurité lorsqu’ils sont appelés à intervenir dans les programmes de médias, la démocratie et la bonne gouvernance sont en danger », a poursuivi la présidente de l’Unpc en province.
Après les différents discours dans la salle de conférence, le moment est venu pour couronner le journaliste Elongo Kandakanda pour ses 50 ans de carrière dans le métier du journaliste.
ACP/CL

